Le Guadeloupéen Philippe Lincy percute en Australie

musique
Philippe Lincy percute en Australie
Au milieu des années 80, l’Australie découvre la danse africaine et les rythmes qui vont avec. C’est le Guadeloupéen Philippe Lincy qui introduit la percussion dans l'île-continent.
 
Né à Paris, le jeune Philippe Lincy découvre le centre culturel américain pour apprendre les percussions dans les années 70. Son professeur Guem Abdelmadjid est un grand percussionniste algérien. Par son entremise, le Guadeloupéen rentre en contact et joue pour Jeanine Claes, une jeune danseuse qui impose la danse africaine à Paris. « Elle ne s’en est pas rendue compte. Mais son cours était prisé à l’époque » se souvient Philippe.« Sandrine Bonnaire, Isabelle Huppert, Isabelle Adjani s’y précipitaient". Et tout ce monde dansait au rythme du djembé de Philippe.
                                                                                           

Le grand saut pour l'Australie

Jouissant d’une grande réputation, Jeanine Claes est sollicitée par les alliances françaises à Djibouti et Madagascar. Elle part ensuite au Sénégal, où elle rencontre les Grands ballets de Dakar A chaque fois, Philippe Lyncy est du voyage. Puis en 1985, c'est le grand saut. Sur les conseils d’un journaliste, Jeanine Claes part en Australie enseigner son art. Philippe l’accompagne. Grâce à eux, l’île-continent découvre les subtilités de la danse et des rythmes africains. « On s’est créé une clientèle assez rapidement» raconte-t-il.
Philippe Lincy percute en Australie

                                           

"Avec les percus, l'Australien s'évade"

Mais en 88, la danseuse et le percussionniste cessent leur collaboration. Cependant, Lincy a inoculé le virus de la percussion à Bondi, un quartier connu de Sidney. «Je ne jouais pas du gwo-ka. C’est le djembé que j’ai introduit en Australie. c'est ce qui accompagnait les danses africaines » explique le Guadeloupéen. « Je jouais des rythmes guinéens et sénégalais. L’Australien est proche de la terre. Avec les percus, il s’évade. Et toutes les classes sociales sont concernées ».
Son cours a tenu pendant 26 ans. Aujourd’hui, Philippe qui vient de finaliser un master en musique, anime des shows dans les écoles, dans les conservatoires. Il peut enseigner.