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Guyane : le mouvement continue, les barrages sont maintenus

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©JODY AMIET / AFP
Lors d'une conférence de presse organisée à Cayenne, jeudi 6 avril, le collectif "Pou Lagwiyann dékolé" annonce que le mouvement continue et que les barrages sont maintenus jusqu'à nouvel ordre.
Education, foncier, énergie, désenclavement, santé, transport : les représentants des différents pôles du collectif "Pou Lagwiyann dékolé" ont pris la parole, ce jeudi 6 avril, sur le barrage de la Crique Fouillé à Cayenne, lors d'une conférence de presse.
 
Tour à tour, ils ont énumérés leurs revendications, puis unanimement ils ont expliqué ne pas avoir eu entière satisfaction de la part du gouvernement. "L'objectif est de montrer les différences entre ce qui a été demandé et ce que l'Etat nous a accordé", a expliqué quelques minutes plus tard sur Guyane 1ère, Davy Rimane, secrétaire général de l'UTG Eclairage. Cela justifie que le mouvement continue, on le maintient tel quel. Les barrages restent en place pour l'instant. Pourquoi sortir du mouvement ? Le milliard 85 proposé par le gouvernement est loin de répondre aux besoins de la Guyane". Retrouvez ici l'intégralité de la conférence de presse du collectif.


Social, éducation, foncier…

Durant cette conférence de presse du collectif, les représentants de plusieurs pôles se sont exprimés. "Le volet social a été mis de côté", a déclaré la représentante du pôle social. "En terme d'éducation, la situation de la Guyane est catastrophique. Les mesures ont été sous évaluées par la ministre", a poursuivi le représentant du pôle éducation.
 
Même sentiment du côté du pôle foncier : "Sans foncier, une collectivité n'a pas d'avenir". "Si le gouvernement avait pris la mesure de ce que nous demandions, jamais il n'aurait eu des réponses aussi légères et lapidaires", a poursuivi l'un des membres du collectif.
 

La position du Medef

Le président du Medef Guyane, Stéphane Lambert présent lui aussi a pris la parole. Mardi, il avait appelé à la levée des barrages. "Nous avons eu des éléments liés à la sortie de crise, a commencé Stéphane Lambert. Mais ce qui est acté pour le pôle économique, c'est peanuts. C'est 3 ou 4 millions d'euros, donc on les prend, mais le gros volume est renvoyé à plus tard et bien sûr, nous sommes méfiants dans la démarche".  
  
Du côté de la santé et des communes du fleuve, même discours : "nous n'avons pas obtenu satisfaction". "Nous avons demandé 17 points à la ministre en terme de transport et nous n'avons rien obtenu", a également déclaré Dominique Mangal, président de l'Union guyanaise des transporteurs routiers (UGTR). "En entrant dans ce mouvement, nous avions passé un pacte, si l'un d'entre nous n'obtenait pas satisfaction, personne ne quittait le bateau, personne n'a quitté le bateau", a conclu un membre du collectif.

La conférence de presse est suivie d'un meeting du collectif sur le barrage de la crique fouillé, à Cayenne.

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