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Un homme en lien avec les attentats de Trèbes et Carcassonne arrêté à Mayotte

Trois hommes ont été arrêtés, dont un à Mayotte dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Trèbes et de Carcassonne, survenus en mars dernier. Ils sont soupçonnés d'être en lien avec le djihadiste à l'origine des attaques qui avaient fait 4 morts.

Le supermarché de Trèbes (Aude) où s'était retranché le terroriste Radouane Lakdim. © Idriss Bigou-Gilles / Hans Lucas
© Idriss Bigou-Gilles / Hans Lucas Le supermarché de Trèbes (Aude) où s'était retranché le terroriste Radouane Lakdim.
  • La 1ère avec AFP
  • Publié le , mis à jour le
Trois personnes en lien avec le djihadiste qui avait tué quatre personnes, dont le gendarme Arnaud Beltrame, lors des attentats en mars de Trèbes et Carcassonne (Aude) ont été placées en garde à vue, a appris l'AFP de sources concordantes.
 

Un homme arrêté à Mayotte


Deux suspects ont été arrêtés dans l'Aude par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) et appartiennent à "l'environnement" de l'assaillant, Radouane Lakdim, tué lors de l'assaut des forces de l'ordre le 23 mars, selon des sources proches du dossier, confirmant une information de Midi Libre.

Une troisième personne a été arrêtée à Mayotte, selon une source judiciaire, qui a précisé que ces trois interpellations avaient été effectuées sur commission rogatoire du juge d'instruction en charge de l'enquête sur les attentats de mars. L'un des suspects, âgé de 30 ans, a été arrêté lundi dans l'Aude, selon plusieurs sources.
 

Fiché S


Les deux autres ont été interpellés mardi. L'un d'eux, Arsène A., âgé de 42 ans, est fiché S et est soupçonné par les enquêteurs d'avoir pris une part active dans l'endoctrinement religieux et radical de Radouane Lakdim, a indiqué une source proche de l'enquête, confirmant une information du Point. L'autre suspect est âgé de 25 ans.

En octobre, trois personnes présentées comme des membres de l'entourage du jihadiste avaient été mises en examen et incarcérées. Elles sont soupçonnées à divers degrés d'avoir apporté leur aide à Lakdim, petit délinquant de Carcassonne connu pour sa radicalisation islamiste.
 

Attaques revendiquées par l'Etat Islamique


Le 23 mars, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d'entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s'était livré comme otage à la place d'une femme.

Ces attaques avaient été revendiquées par le groupe État islamique (EI). Le jihadiste avait été abattu par des gendarmes de l'antenne GIGN de Toulouse.

Fin mars, la compagne de Radouane Lakdim, Marine P., une jeune convertie à l'islam alors âgée de 16 ans, avait été mise en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et placée en détention provisoire.
 

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