Immigration clandestine : la ministre des Outre-mer annonce des mesures à Mayotte

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Lutte contre l'immigration clandestine
Kwassa intercepté à Mayotte ©Francetv
En visite officielle à Mayotte, la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, annonce des mesures pour lutter contre l’immigration clandestine. Un patrouilleur militaire supplémentaire sera déployé, et les radars seront modernisés.
La ministre des Outre-mer Ericka Bareigts, en visite officielle à Mayotte ,a annoncé vendredi 30 septembre de nouvelles mesures pour intercepter en mer les bateaux d'immigrés, lors d'un discours à Acoua (nord de l'île) devant des élus et des dirigeants locaux.
 

Un navire militaire supplémentaire

La ministre des Outre-mer a annoncé le projet de création d'une "deuxième base de départ des intercepteurs au nord-ouest de Mayotte", ainsi que l'arrivée prochaine d'une deuxième vedette de la gendarmerie maritime sur le territoire.
 
Ces renforts s'ajoutent entre autres à la prochaine modernisation du système d'exploitation des radars ainsi qu'au déploiement systématique des moyens aériens des forces armées stationnées dans l'océan Indien lors de leur survol de Mayotte, a rappelé la ministre. (Ci-dessous la ministre au micro de Mayotte 1ère).
 
©mayotte

Lutte contre l’immigration clandestine

La "mission de la LIC (Lutte contre l'immigration clandestine) telle qu'elle est réalisée à Mayotte, est unique et ne trouve aucun équivalent sur le territoire national", dit Ericka Bareigts. Le maire PS de la commune d'Acoua Ahmed Darouechi a de son côté fustigé "l'immigration clandestine incontrôlée et incontrôlable".
 

Nombre important de reconduites à la frontière

La ministre avait auparavant rencontré le préfet de Mayotte, le maire d'Acoua et les différents acteurs de la lutte contre l'immigration clandestine (la police aux frontières, les douanes, la gendarmerie, le détachement de la Légion étrangère et la base navale).
 
Le 101ème département de France subit une forte pression migratoire illégale en provenance des îles voisines des Comores, avec près de 18.000 reconduites à la frontière ces cinq dernières années.