►Un seul regret
Dans une interview accordée au journal Le Monde, Stéphane Martin dresse un bilan dans l’ensemble positif de ses 13 années écoulées à la direction du musée du Quai Branly. Mais il fait part d’un seul regret.
Ce que je souhaite, c’est que le musée se colorise, nous sommes trop blancs. Il est encore compliqué de faire venir des conservateurs des pays d’origine. C’est l’étape d’après pour nous. Dans les musées australiens, néerlandais, ils ont franchi ce pas. Le fait que nous ayons aussi la tutelle du ministère de la recherche nous permet déjà d’accueillir des chercheurs du monde entier.
Stéphane Martin
« Ce que je souhaite, c’est que le musée se colorise, nous sommes trop blancs », juge Stéphane Martin, le président du @quaibranly https://t.co/fhyTfyN0Yw
— Le Monde (@lemondefr) January 2, 2020
Pour l’instant, le musée du quai Branly ne compte qu’un seul conservateur représentant de la diversité de la population française dans ses rangs. Il s’agit de l’ancien directeur du Centre Culturel Tjibaou, Emmanuel Kasarhérou.
La difficulté d’accès au concours très sélectif de conservateur ne facilite pas l’émergence de cadres de la diversité. Par ailleurs, le prix élevé des logements à Paris avec un salaire de fonctionnaire de musée ne facilite pas non plus le recrutement de chercheurs du monde entier.