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JO 2020 : le Guyanais Bassa Mawem qualifié pour l'escalade

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Bassa Mawem
Bassa Mawem avant son passage à l'épreuve de vitesse ©Rémi Fabregue - FFME
Ils en rêvaient depuis que le Comité international olympique avait validé la présence de l'escalade aux JO 2020 : les frères Mawem seront bien ensemble à Tokyo pour défendre les couleurs de la France. Au TQO de Toulouse, Bassa a rejoint Mickael qui avait déjà son ticket depuis août dernier.

 
Deux places. Il n'y a que deux places par nation pour les épreuves masculines d'escalade aux prochains Jeux olympiques... et elles sont d'ores et déjà dans les mains de deux frères Guyanais. Mickael, déjà qualifié aux championnats du Monde, attendait fébrilement ce Tournoi de qualification olympique.

Le cadet de la fratrie a passé ses journées dans le gymnase de la banlieue de Toulouse qui accueillait la compétition. Dans les gradins ou assis par terre au plus près des compétiteurs, Mickael a retenu son souffle pendant les épreuves de vitesse, la spécialité de Bassa. Son aîné, installé en Nouvelle-Calédonie où il est directeur de l'équipe technique régionale, a été imbattable sur ses cinq runs en dessous des 6 secondes. Et Mickael de lever le poing : pas besoin de trop forcer le frangin, quand son record est à 5.55, il est à 5.68 dans son meilleur passage.
 
Bassa Mawem
©© IFSC/René Oberkirch
 

Les Mawem, des frères fusionnels

Premier des qualifications et des finales sur la vitesse, 4e au général, il valide sa participation olympique même s'il n'a pas le profil le plus complet. Car l'escalade à Tokyo se fera en combiné : vitesse, bloc et difficulté. Une formule qui devrait être abandonnée pour Paris 2024, qui récompensera le meilleur à la vitesse et le vainqueur des blocs et de la difficulté. Mais ces JO sont trop loin pour Bassa, 35 ans. C'était donc maintenant ou jamais pour les frères Mawem, fusionnels jusque dans la réussite.

Bassa sera de retour vendredi à Nouméa. Après une période de vacances, il reprendra l'entraînement fin janvier.

Stars d'Instagram avec leurs vidéos, photogéniques et sympathiques au possible, leur histoire va régaler les médias et les Français. Porte-drapeaux de la délégation tricolore les Mawem ? Vivement juillet pour vibrer avec eux.
 

 
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