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Judo : le Guadeloupéen Loïc Korval privé de Jeux Olympiques

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Loïc Korval en août 2015 aux championnats du monde de judo à Astana (Kazakhstan). ©PHILIPPE MILLEREAU/DPPI Media
Le champion d'Europe de judo Loïc Korval (-66 kg) ne pourra pas participer aux JO-2016 de Rio car il n'aura pas purgé sa suspension d'ici là, selon une décision rendue jeudi par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD).
"Le Collège de l'AFLD a conclu que le sportif en cause devra s'abstenir de toute participation aux manifestations organisées par sa Fédération d'appartenance pour une période de six mois et treize jours à compter de la date à laquelle il recevra notification de l'arrêt du Conseil d'État du 15 avril 2016", a indiqué l'AFLD dans un communiqué.
        
"Cela l'exclut d'une participation aux jeux Olympiques" de Rio (5-21 août), a précisé une source proche de l'agence, qui se base sur le Code mondial antidopage dont l'article 15-1 rend obligatoire à l'échelle mondiale toute décision prise par l'une des organisations signataires du code.
        

Recours devant le Conseil d'État

Korval peut encore déposer un recours devant le Conseil d'État et son avocat avait indiqué récemment qu'il le ferait. Si Korval obtient gain de cause devant le Conseil d'Etat, il lui faudrait décrocher son billet pour Rio sportivement en se maintenant dans le Top 22 mondial. Mais, selon le directeur technique national (DTN) de la Fédération française de judo, Jean-Claude Senaud, il est sorti de la zone de qualification en raison de sa suspension qui l'empêche en outre de participer cette semaine aux Championnats d'Europe à Kazan (Russie), où il aurait pu accumuler des points.
        
Après moult aléas dans les procédures, l'AFLD avait infligé le 10 septembre dernier au judoka une suspension de deux ans pour trois manquements à ses obligations de localisation (entre le 18 septembre 2013 et le 21 août 2014). Une peine réduite à un an la semaine dernière par le Conseil d'État, saisi par Korval.
        

Opposition sur la durée de la suspension

Mais l'AFLD et les instances du judo s'opposaient sur la durée de la suspension déjà effectuée par le judoka. Le DTN avait ainsi affirmé la semaine dernière que selon une "étude approfondie" faite par les avocats de la Fédération, Korval avait déjà effectué une première période de suspension de 10 mois puis une deuxième période d'1 mois et 12 jours, et qu'il ne lui manquait donc que 18 jours pour purger sa sanction d'un an. Ce qui lui permettait "juridiquement" de participer aux JO-2016.
        
Mais l'AFLD fait un tout autre calcul et aboutit à 5 mois et 17 jours déjà purgés, "compte tenu du fait que ne peuvent être déduites d'une sanction infligée que les périodes de temps couvertes effectivement par une suspension provisoire à titre conservatoire ou une interdiction prononcée à l'échelon fédéral", a précisé l'agence dans son communiqué.