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Judo - Mondiaux 2018 : Teddy Riner passe son tour, une première

Plus d'une décennie que ce n'était pas arrivé : le judo français monte sur les tatamis aux Championnats du monde à partir de jeudi à Bakou, en Azerbaïdjan, sans sa locomotive Teddy Riner, qui se préserve en vue des JO-2020.
 

Teddy Riner à l'entraînement, en mai 2018. © PHILIPPE MILLEREAU / DPPI Media / AFP
© PHILIPPE MILLEREAU / DPPI Media / AFP Teddy Riner à l'entraînement, en mai 2018.
  • La1ere.fr (avec AFP)
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Invariablement, depuis 2007 et sa révélation à Rio à 18 ans seulement, Teddy Riner avait pris l'habitude de se parer d'or mondial en poids lourds. De quoi se constituer, au fil des ans, une collection de huit couronnes en +100 kg, ajoutées à deux en toutes catégories, qui ont fait de lui à la fois le boss incontesté du judo mondial et l'assurance tous risques de l'équipe de France.
               
Mais à 29 ans, le colosse (2,03 m, environ 140 kg) passe son tour, attaché à préserver son "corps usé" - c'est lui qui le dit - par les efforts à répétition et à ne pas épuiser son stock de motivation en vue de son objectif numéro 1 : la conquête d'un troisième sacre olympique à Tokyo dans deux ans, du jamais-vu chez les poids lourds. "Pour cela, il lui faudra toute la fraîcheur physique et psychologique", résume à l'AFP son entraîneur de longue date, Franck Chambily.
               

Deux titres olympiques, dix titres mondiaux

On n'a plus vu le double champion olympique en titre combattre depuis mi-novembre dernier à Marrakech, théâtre de son dixième titre mondial. D'une année "light" envisagée, au cours de laquelle il prévoyait initialement de participer à deux tournois, il vit finalement une année blanche, sans aucune sortie en compétition. "Il faut savoir lever le pied pour pouvoir durer", soulignait au printemps Riner, invaincu depuis septembre 2010 et 144 combats.
               
"C'est comme une Formule 1, il faut en prendre soin afin qu'il soit en pleine possession de ses capacités physiques", ajoutait Chambily, partisan de faire l'impasse jusqu'aux JO-2020 sur les Championnats du monde "où il est attendu chaque année, une épée de Damoclès au-dessus de la tête."
En l'absence de sa superstar, le judo tricolore comptera surtout sur ses combattantes pour tenter au moins d'égaler sa moisson millésime 2017, sa plus maigre depuis 2009 : deux médailles d'or plus une en bronze en individuel.
               

 

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