"Kaniki", un spectacle sur les Réunionnais de la Creuse présenté dans un lycée d’Ahun dans l’Hexagone

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spectacle Réunionnais de la Creuse
Image du spectacle sur les Réunionnais de la Creuse au lycée d’Ahun, le 25 novembre 2019. ©DR
La chorégraphe Florence Boyer a présenté aux jeunes classes et au lycée agricole d'Ahun son dernier spectacle, "Kaniki", qui revient sur l'histoire problématique des Réunionnais de la Creuse, pour la plupart arrivés au foyer de Guéret à une vingtaine de kilomètres de là.
A l'invitation de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Limoges, la chorégraphe Florence Boyer était en résidence à la Métive, un lieu international de création artistique. Aux jeunes classes et au lycée agricole d'Ahun, elle a présenté lundi son dernier spectacle, « Kaniki », qui revient sur la problématique des Réunionnais de la Creuse, pour la plupart arrivés au foyer de Guéret à une vingtaine de kilomètres.

Entre 1962 et 1984, quelque 2000 enfants ont été transplantés, le plus souvent sur la  base du mensonge, de La Réunion à l’Hexagone, en passant principalement  par Guéret. Longtemps cette page sombre de l’histoire de France a été occultée. Il a fallu la ténacité des associations et la résolution de l’Assemblée nationale de février 2014 pour que cette question sorte enfin de l’oubli. Depuis, les différents supports culturels s’en sont emparée.
 

Imprimer l’imaginaire collectif

Ce  fût d’abord le documentaire « Une enfance en exil » du réalisateur réunionnais William Cally. Suivi d’un autre : « Les enfants de la  Réunion : un scandale d’état oublié » écrit par Clémence de la Robertie et réalisé par Guenola Gazeau et Pierre Lascar. La fiction a pris la relève avec « Un mensonge oublié », un téléfilm d’Eric Duret. Quant à la littérature, elle n’est pas en reste avec « L’île aux  enfants » de Ariane Bois (éditions Belfond) et « Un soleil en exil » de Jean-François Samlong aux éditions Gallimard. Dorénavant, on peut y rajouter la  danse avec « Kaniki », le travail chorégraphique de Florence Boyer. De quoi imprimer l’imaginaire collectif.   

► Regardez le reportage de Louis Otvas à Ahun 
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