L'assassin du jeune réunionnais Antoine Dupont s'est suicidé en prison

Il y a quelques mois, l'homme avait été confondu comme étant le meurtrier de son beau-fils réunionais de 15 ans, Antoine Dupont. L'homme s'est suicidé il y a quelques jours à la prison de Charleville-Mézières. 
Ce détenu, dont le suicide à la maison d'arrêt de Charleville-Mézières avait été annoncé le week-end dernier, s'appelait Marc Demeulemeester, a affirmé jeudi à l'AFP le parquet de Béthune. Il était en détention provisoire après avoir finalement avoué, en mars dernier, avoir étranglé le fils de sa compagne, Antoine Dupont, originaire de La Réunion.

"Le détenu s'est suicidé avec le câble de la télévision. Il n'était là que depuis quelques semaines mais sa fragilité psychique était connue et il était suivi par un psychiatre", a indiqué à l'AFP le parquet de Charleville-Mézières, précisant qu'"il n'y a pas eu de défaut de surveillance de la part de la maison d'arrêt". "Cela ne clôt pas l'instruction qui devra déterminer d'éventuels mis en cause supplémentaires", a souligné le parquet.
 

Rappel de l'affaire

Antoine Dupont était porté disparu depuis un an lorsque le parquet avait décidé d'élargir à "assassinat" les termes de l'enquête, permettant de la reprendre à zéro et d'effectuer des gardes à vue de longue durée. Interrogé en premier, en mars, le beau-père avait avoué avoir attendu que sa compagne parte au travail pour étrangler l'adolescent dans son sommeil avec du fil de fer.
 
 

Il alertait la presse

Il aurait ensuite recouvert le corps d'une bâche et l'aurait jeté dans un canal en le lestant avec des parpaings pour empêcher que le corps remonte à la surface. Tout en alertant régulièrement la presse et en faisant mine de collaborer avec les enquêteurs, "il se rendait régulièrement sur les lieux pour remettre des parpaings et éviter" que le corps ne se déplace en raison du courant", avait alors relaté le parquet de Béthune.  Ses indications avaient permis de retrouver le corps d'Antoine à Gonnehem près de Béthune.