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L'équipe de France de Rugby à VII féminin en stage en Martinique vise un podium à Rio

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JO-2016 - l'équipe de France de rugby à VII féminin en stage en Martinique
David Corteix, entraineur de l'équipe de France de rugby à VII féminin ©Don MacKinnon / AFP
L'équipe de France féminine de rugby à VII féminin termine sa préparation aux Trois-Ilets en Martinique avant de s'envoler samedi pour Rio. Son entraineur, David Corteix, sait que le défi sera grand à Rio, mais "l'envie est là (...) d'aller sur le podium". Entretien. 

Quels sont vos objectifs à Rio?

C'est un groupe qui vit ensemble depuis six saisons. (...) Aujourd'hui, nous sommes entre la 4e et la 5e place mondiale de façon très régulière. Nous sommes toujours restés au pied du podium sur les Championnats du monde, souvent à la 4e place (...) Quand on a donné autant, quand on est aussi passionné qu'elles le sont, on a forcément l'envie d'aller plus loin, d'aller sur le podium et de briguer une médaille. On est conscient que c'est un challenge excessivement costaud à relever. Mais l'envie est là. Participer aux Jeux, c'est sympa, mais ce qui est important, c'est de gagner une médaille, sinon ça reste un bon souvenir un petit peu meurtri par le fait d'être resté loin de ce qui brille.
 

Votre préparation en Martinique est-elle à la hauteur des objectifs?

Elle est à la hauteur parce que l'implication constante des filles (...) est à nouveau présente. (...) On trouve des conditions climatiques qui sont proches de celles de Rio, et qui aujourd'hui grippent un petit peu notre jeu. Il y a des moments où c'est excellent. Et il y a des moments où, du fait de cette humidité à laquelle on est assez peu habitué, nous sommes en difficulté. Nous étions venus chercher cela, un lieu paradisiaque (...) avec ces conditions atmosphériques très différentes, qui conditionneront beaucoup la performance à Rio.
 

Que pensez-vous de vos adversaires en phase de poules (Nouvelle-Zélande, Kenya et Espagne)?

C'est une poule très difficile, parce que le haut niveau s'est beaucoup resserré. (...) On est resté sur un système à 75% pro pour préserver la pluriactivité. Ce n'est pas le cas de la plupart de nos adversaires qui sont sur du 100% rugby. Est-ce que pour autant ça fait gagner, je n'en suis pas certain. (...) La Nouvelle Zélande est l'épouvantail de la compétition (...) L'Espagne est un de nos ennemis préférés du continent européen, mais un adversaire extrêmement valeureux, il faudra beaucoup s'en méfier. Quant au Kenya, c'est une équipe que l'on connaît peu, qu'on joue très peu puisqu'elle est très peu présente sur les compétitions mondiales. Mais c'est une équipe très costaud (...) Sur le papier, on fait partie des équipes favorites pour se qualifier. Après, (...) il faudra alors gagner deux matches pour être sur le podium.
 
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