La ministre Laurence Rossignol évoque les "nègres" favorables à l'esclavage puis concède une "faute de langage"

racisme
Laurence Rossignol
©KENZO TRIBOUILLARD / AFP
La ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol a fait mercredi un parallèle entre les femmes qui choisissent de porter des vêtements islamiques et les "nègres" qui étaient favorables à l'esclavage, avant de finalement reconnaître une "faute de langage".
Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes dénonçait sur RMC et RMC Découverte le développement par certaines marques et enseignes de distribution, de vêtements adaptés aux traditions musulmanes comme le "burkini" (maillot de bain intégral) ou le hijab (foulard islamique).
 
Alors que le journaliste lui faisait remarquer que certaines femmes "choisissent" de porter ces vêtements, la ministre a répondu:

 
"Mais bien sûr. Il y a des femmes qui choisissent, il y avait des nègres afr..., des nègres américains qui étaient pour l'esclavage".
 




 




Regardez la vidéo (extrait à partir de 5'30)

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"Une faute de langage"

Interrogée par l'AFP, la ministre a reconnu une "faute de langage" sur l'emploi du mot "nègre", en soulignant qu'elle n'employait jamais ce terme "sauf quand on évoque l'esclavage et les négriers".   "J'ai employé le mot +nègre+ dans le seul usage qu'on puisse en faire pour parler de l'esclavage en Amérique et des négriers. Mais je n'ai pas mesuré la perception la plus répandue. Et qu'on ne dit pas +nègre+ même quand c'est autorisé à propos
de l'esclavage. En dehors de cette faute de langage, je ne retire pas un mot de ce que j'ai dit" sur les lignes de vêtements, a déclaré Laurence Rossignol.
 
 

Une avalanche de réactions

L'utilisation de ce terme avait déclenché de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et sur internet. 

 

 


"Pas de provocation"

Interrogé par l'AFP, l'entourage de Laurence Rossignol a affirmé qu'"il n'y a pas de provocation de la part de la ministre, ni de volonté de choquer". "Le mot nègre est un mot péjoratif qui ne s'emploie plus que pour évoquer l'esclavage, en référence à l'ouvrage abolitionniste +De l'esclavage des nègres+ de Montesquieu", a-t-on ajouté de même source. 

"C'est un mot que la ministre n'emploie en aucune autre circonstance que par rapport
à cette référence. Elle a sous-estimé que la référence n'était peut-être pas évidente".
 
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