La Réunionnaise Lamia Mounavaraly au sommet du G20

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Lamia Mounavaraly
Lamia Mounavaraly, déléguée française au sommet G(irls) 20 ©PL Outremer la1ère
Etudiante en Master à Sciences Po Paris, Lamia Mounavaraly, 22 ans, a été sélectionnée pour  représenter la France et les jeunes femmes au sommet mondial du G20. C'est une première pour La Réunion et les Outre-mer. 
Pour la première fois, La Réunion et les Outre-mer sont représentés au sommet mondial du G20. Lamia Mounavaraly, 22 ans, étudiante à Sciences Po Paris, a été sélectionnée en mai dernier pour être la déléguée française du G(irls)20, la seule instance qui vise à sensibiliser les chefs d'Etat et de gouvernements sur la valorisation des femmes. 

Regardez notre reportage : 
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Etudiante et militante

Lamia Mounavaraly a réalisé jusqu'ici un parcours sans faute. A 18 ans, cette jeune réunionnaise, dont les parents sont originaires de Madagascar, a décroché son bac avec la mention très bien et les félicitations du Jury. Elle poursuit ses études à Paris et, non-contente d'intégrer Sciences-Po, elle prépare aussi en parallèle une licence en biologie à L'université Pierre et Marie Curie. Après une année à Singapour, Lamia revient sur les bancs de Sciences-Po pour terminer son Master Economie et Politiques Publiques à Science Po.  

Il y a deux ans, la découverte sur réseaux sociaux de G(irls) 20 suscite sa curiosité, mais ce n'est que l'an passé qu'elle se décide à proposer sa candidature pour représenter la France au sommet mondial. "Au-delà de ma motivation et des recommandations que je souhaite faire pour défendre la cause des jeunes femmes, mon projet sur l'orientation professionnelle des jeunes réunionnaises a sensibilisé le jury".
 

Il faut que les jeunes filles qui font le choix de rester dans l’île connaissent toutes les opportunités qui s’offrent à elles. 

 Lamia Mounavaraly


Six cent dossiers comme le sien ont été présentés et pour la première fois depuis la création du girls twenty, les Outre-mer et La Réunion sont représentés à l'occasion de ce sommet. "C'est une grande fierté", dit-elle sobrement. 
 

Un communiqué et des recommandations 

Le g(irls) 20 a été crée il y a 10 ans, lors du G20 de Toronto. C’est une fondation canadienne qui est partie du simple constat que les femmes ne sont pas très représentées au G20, les jeunes non plus.

Lamia a commencé à travailler il y a quelques jours à raison de 2 à 3 heures de discussions en distanciel avec les autres déléguées du monde entier. Le déplacement en Arabie Saoudite, pays organisateur du G20 cette année, a été annulé en raison de la crise sanitaire. 

Les déléguées de chaque pays vont rédiger un communiqué et des recommandations pour améliorer la représentation des jeunes femmes dans le monde. Il sera ensuite transmis aux leaders du G20 qui se réuniront, eux aussi, en visioconférence les 21 et 22 novembre."Il est primordial d'inclure et de faire entendre la voix des jeunes filles dans les plans de relances qui se préparent en ce moment, de les associer pleinement à la croissance économique, à la stabilité politique et aux innovations sociales", insiste Lamia Mounavaraly. 


Un projet pour les Outre-mer

La parenthèse du sommet refermée, Lamia reviendra sur les bancs de Sciences-Po pour préparer son Master sans idées précises, pour le moment, sur son avenir. "Je suis très sensible aux sujets autour de l'environnement et de la santé", se contente-t-elle d'affirmer. 

Quoiqu'il en soit, son engagement pour la cause des femmes restera son moteur. En décembre, elle reviendra chez elle, à La Réunion. Son statut de déléguée du G(irls) 20 lui permettra de bénéficier d'une aide et d'un accompagnement personnalisé pour jeter les premières bases de son projet sur l'orientation professionnelles des jeunes réunionnaises. Une projet qu'elle entend d'ores et déjà élargir à l'ensemble des Outre-mer. 




 
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