Le Calédonien Maxime Grousset valeur sûre de la natation française

natation
Maxime Grousset
En 2018, Maxime Grousset intègre l'Insep après deux ans passés à Amiens. ©Carla Bucero Lanzi
La relève de Lara Grangeon et de Diane Bui Duyet est assurée. À 23 ans, le Nouméen Maxime Grousset, a déjà un beau palmarès. Et il poursuit sur sa lancée. En 2021, il a terminé 4e lors de l’épreuve de 100 mètres nage libre aux Jeux Olympiques de Tokyo. Il est qualifié pour participer aux championnats du monde de natation qui se tiendront à Budapest du 17 juin au 3 juillet.

Pour le sportif originaire du Caillou tout a commencé en 2016 quand il quitte Nouméa pour se confronter au plus haut niveau. Il intègre alors le club d’Amiens métropole natation, devient champion de France, puis champion du monde junior en 2017. Des résultats qui lui ouvrent les portes de l’Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (l’Insep) en 2018, où sont formés de nombreux champions français.

Sa rencontre avec Michel Chrétien, devenu son entraineur à Amiens, a été déterminante. Le destin de ce binôme est lié. Michel Chrétien recruté par l’INSEP en 2018, fait venir son protégé. “Cela fait maintenant sept ans que l’on travaille ensemble. Je ne le connaissais pas ce jeune garçon et comme j’avais une bonne équipe avec des bons sprinteurs, il cherchait une équipe en France pour performer en sprint. Il a donc quitté Nouméa pour venir s’installer à Amiens. Il a beaucoup d’ambition et il se donne les moyens de ses ambitions. C’est un garçon courageux, enjoué, cela sert la performance. Il aime partager des moments dans la joie et la bonne humeur avec ses partenaires. Globalement, c'est une personne très positive.”

Une adaptation réussie dans l’Hexagone grâce à un entourage solide

Depuis, les journées de Maxime sont quasiment dédiées à la pratique de sa discipline. Quatre heures de natation auxquelles s’ajoutent des séances de musculation. Une cadence soutenue à laquelle il a fallu s’habituer. “Lorsque je suis arrivé à Amiens j’ai changé toute ma préparation. Je suis passé d'un entrainement quotidien à deux avec des séances de musculation plus de la préparation physique. C’était très dur, je n’arrivais pas à suivre le rythme. Puis, il y a eu un déclic au mental. Petit à petit j’ai réussi à faire ma place dans le groupe.” En plus de sa préparation sportive, le jeune homme continue ses études : “Je suis en école de kinésithérapeute. C’est important de penser au futur. Nous ne sommes pas que des sportifs, à un moment donné ça s’arrête.”

Pour son adaptation à sa nouvelle vie dans l’Hexagone, le jeune homme a pu compter sur son entourage : “Je vis avec ma copine Zoé. Elle m’a beaucoup aidé à palier cet environnement hostile pour un ultramarin. J’ai aussi un entourage solide. Et puis, il y a aussi Michel qui m’a fortement aidé.” La Nouvelle-Calédonie reste tout de même dans un coin de sa tête, “ce qui me manque vraiment… c’est la mer et le lagon.”

Prochaines étapes pour Maxime Grousset, les championnats du monde à Budapest en juin, avant de s’envoler pour les championnats d’Europe à Rome en août. Mais son principal objectif reste les Jeux Olympiques de Paris 2024 où il espère décrocher la plus belle de toutes les médailles.