Léger recul de l’orpaillage clandestin dans la forêt guyanaise

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Orpaillage
Démantèlement d'un site d'orpaillage par les militaires. ©GUYANE 1ÈRE
Depuis le début de l'année, l'orpaillage clandestin est en léger recul dans la forêt guyanaise. Le nombre de sites d'orpaillage illégaux est passé de 302 à 265 au cours de ce dernier semestre, mais les garimpeiros sont encore bien présents.
Couper le ravitaillement des sites d'orpaillages et détruire les chantiers illégaux sont les priorités des autorités en Guyane. Au cours du dernier semestre, le nombre de sites d'orpaillage illégaux est passé de 302 à 265 dans le département.

L'orpaillage clandestin est en léger recul dans la forêt amazonienne, mais pas de quoi satisfaire le directeur du Parc Amazonien. "Nous sommes restés à 100 sites actifs sur le parc depuis une dizaine d'année, constate Gilles Kleitz. On est revenu au niveau moyen donc c'est satisfait de voir que ça n'augmente plus, mais avoir 100 sites d'orpaillages actifs dans un parc national, ce n'est pas acceptable sur le long terme." (Regardez ci-dessous le reportage de Guyane 1ère).

©la1ere

L'Ouest guyanais

Sur toute la Guyane, ces six derniers mois, le nombre de mines d’or clandestines actives a baissé, mais la difficulté reste l’ouest guyanais. "Il faut vraiment nous concentrer sur la zone de Maripasoula, Papaïtchon et Grand Santi très impactée à cause sans doute de sa proximité avec le suriname et aussi par le fait qu'il y a encore beaucoup de sites en exploitation", remarque Martin Jaeger, le préfet de Guyane.

Base arrière des garimpeiros, c'est au Suriname qu'est vendu l’or pillé dans l’ouest de la Guyane. L’or clandestin échappe aux autorités françaises. Ces six derniers mois, un peu plus de deux kilos seulement ont été saisis, alors que cinq à neuf tonnes d’or sont exfiltrées chaque année vers le Surinam et le Brésil.

Des grenades explosives

Si l'orpaillage clandestin est en léger recul en Guyane, les garimpeiros eux restent bien présents. L'Inini est une autoroute pour les trafiquants de l'or Guyanais. Par cette voie fluviale, ils ravitaillent des mines clandestines de Maripasoula. Pour les arrêter, les autorités ont érigé un barrage sur le Saut Papa Constant. Dopés par le niveau élevé du cours de l'or, les garimpeiros n'ont pas hésité à attaquer ce barrages début mai.
 
"Ça a duré quatre nuits de suite, on a tenu bon avec un usage de la force très important, raconte le Colonel Pierre Poty, commandant en second de la gendarmerie en Guyane. Pour la première fois depuis plusieurs années, 80 grenades explosives ont été utilisées, c'est considérable sur ce type d'opération".

Depuis, le barrage a été renforcé sur l’Inini avec une barge supplémentaire saisie sur le Maroni. Pour le moment, les clandestins ne passent plus à cet endroit, mais jusqu'à quand ?

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