Environnement: la planète respire pendant le confinement

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oiseaux plage de Saint-Paul
©S.J
La terre respire. La nature a repris ses droits pendant cette pandémie du Covid-19. Plus de la moitié de la population mondiale est confinée. Les animaux se promènent dans les rues désertées. Les indicateurs de pollution sont en baisse. Tour d'horizon des changements apparus pendant le confinement.
Plus de quatre milliards d'humains sont obligés de rester chez eux pour éviter des pics épidémiques. Les transports routier et aérien sont drastiquement réduits. L'industrie elle aussi ralentit, laissant la place à la nature.
 

Les animaux en profitent

En Outre-mer également, le confinement favorise le retour des espèces sauvages. En Guyane, les tortues vertes sont plus nombreuses, cette année, à venir pondre sur les plages de Mana et d'Awala Yalimapo, dans l'Ouest guyanais.
Dans les villes, oiseaux et animaux sauvages investissent l'espace public. Les rues et parcs sont désertés par les hommes. C'est un des effets les plus inattendus du confinement mais aussi celui qui nous attendri le plus.

Dernièrement, le conservateur du cimetière du Père Lachaise, situé dans le 20e arrondissement de Paris, a photographié une famille de renards, qui y a élue domicile. Quatre renardeaux se promènent dans les allées du cimetière parisien en toute impunité : Deux semaines plutôt, dans les rues de Boissy-Saint-Léger (Val de Marne) deux daims vagabondent tranquillement dans une rue vidée de ses passants et de la circulation automobile. Ils ont été filmés par un ami de l'historienne Mathilde Larrère :  Une compilation d'incursions d'animaux sauvages en ville circule actuellement sur les réseaux sociaux avec comme titre français "les animaux déconfinés" :
La baisse de l'activité humaine a un effet bénéfique sur la production des abeilles d'après Pierre Stephan, apiculteur alsacien. Celui-ci n'a jamais vu ses abeilles rapporter autant de nectar et fabriquer autant de miel en cette saison. Il reconnait aussi que la météo, exceptionnelle elle aussi, a du aider... Vous trouverez le témoignage complet sur le renouveau de l'apiculture bio, en cliquant ici.

A Mayotte, par contre, le confinement a suspendu la surveillance des plages de ponte des tortues pendant un temps. Des braconneurs en ont malheureusement profité pour s'attaquer aux tortues marines. Tous les détails dans cet article de Mayotte la 1ère :


Les pollutions diminuent

Le ralentissement des trafics routier et aérien, ainsi que la baisse de l'industrie engendrent une nette amélioration de la qualité de l'air dans les grandes villes.
La Fédération des Associations agréées de surveillance de la qualité de l'air en France a publié une note sur l'exposition des riverains des grands axes routiers à la pollution automobile pendant le confinement. Les résultats sont impressionnants, les niveaux d'oxyde d'azote chutent de plus de la moitié dans toutes les régions. En Martinique, le niveau a baissé de - 67% entre mars 2020 et le confinement. En Guadeloupe, ce dernier a perdu 51% de sa valeur. Les détails sur l'amélioration de la qualité de l'air en Martinique, c'est par ici :Laurence Théatin de Guadeloupe la 1ère l'explique dans l'article ci-dessous :Les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 30 à 40% pendant le confinement. Jean-Marie Flower, écologue installé en Guadeloupe, réagit à cette bonne nouvelle :Cette amélioration de la pollution atmosphérique est visible partout. Elle est bien plus spectaculaire dans des villes très polluées. Ci-dessous une vidéo comparative de l'AFP publiée sur Twitter : La pollution de l'eau aussi a baissé ces dernières semaines. Deux étudiants de l'université de Pise ont travaillé sur la turbidité des eaux fluviales de grandes capitales entre Janvier et Avril 2020. Appréciez la différence pour la Seine dans ce tweet :

Sans oublier la dépollution sonore. Avec la circulation automobile plus que clairsemée et les chantiers du BTP à l'arrêt, les citadins redécouvrent le chant des oiseaux... si bien sûr leurs voisins n'ont pas décidé de faire des travaux dans l'appartement juxtant le leur.

Et la suite...

Les craintes actuelles se focalisent autour d'une reprise économique à marche forcée pour rattrapper le retard généré par la crise sanitaire. Elles suggèrent que cette parenthèse sera vite oubliée, écrasée par les plans de relance qui feront fi des accords de Paris. Des voix s'élèvent pour que ce répit pour la nature perdure :