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Londres : "On pourra toujours travailler ici" assure Nicolas Baptiste, propriétaire d'un foodtruck

Nicolas Baptiste s'est installé à Londres en 1997 et a lancé un foodtruck spécialisé dans la vente de bokits il y a sept ans. La menace du "Brexit" ne l'inquiète pas tant que ça. Le Guadeloupéen en est persuadé : il pourra toujours travailler au Royaume-Uni et continuer à développer son activité.

Pas d'inquiétude face au Brexit pour ce propriétaire d'un foodtruck
  • Camila Giudice (Londres)
  • Publié le , mis à jour le
Le marché de producteurs d’Alexandra Palace, sur les hauteurs de Londres, est un écrin de verdure au milieu de maisons cossues. Tous les dimanches, les Londoniens viennent y faire leurs courses ou déjeuner dans l’herbe. Il y a l’embarras du choix, entre stands de cuisine indienne, traditionnels fish and chips et même bokits.

Nicolas Baptiste s’est installé à Londres il y a plus de vingt ans, en 1997. Le Guadeloupéen a ensuite été rejoint par ses frères Thierry et Arnaud. C’est ensemble qu’ils ont ouvert en 2012 leur foodtruck spécialisé dans les sandwichs frits guadeloupéens, jusque là inconnus dans la capitale britannique.  
 
Le marché de producteurs d'Alexandra Palace, dans les hauteurs de Londres. A gauche, le stand de bokits de Nicolas Baptiste. © CG
© CG Le marché de producteurs d'Alexandra Palace, dans les hauteurs de Londres. A gauche, le stand de bokits de Nicolas Baptiste.


"Pas inquiets"

Lancer une affaire à Londres, c’était “plus simple” expliquent-ils, “plus qu’en France”. Mais près de trois ans après le vote sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, la situation dans le pays est devenue beaucoup plus confuse. Pas de quoi inquiéter Nicolas pour autant :
 

Pour le moment on n’est pas inquiets. On attend juste le résultat final pour être prêts à s’adapter aux changements qu’il y aura à faire pour être toujours acceptés par la communauté anglo-saxonne. 


Pour se tenir informé des dernières avancées, le jeune homme s’est abonné à une newsletter du gouvernement britannique. Alors que le “Brexit” vient d’être repoussé une nouvelle fois, jusqu’en octobre cette fois-ci, impossible d’entamer son optimisme : “on pourra toujours travailler ici”.


Continuer de développer l'activité

Le Guadeloupéen ne compte pas seulement poursuivre son activité, mais continuer à la développer. D’abord installé à un seul endroit, le foodtruck est désormais présent dans cinq marchés différents.
 

Il n’y a pas d’arrêt. On continue d’avancer pour faire grandir notre business, il n’y a pas de changement à ce niveau-là.


Et la clientèle semble aller dans le sens de Nicolas : le dimanche, au marché de producteurs d’Alexandra Palace, les bokits peuvent attirer jusqu’à 300 personnes à l’heure du déjeuner. “On se sent soutenus par nos clients, confie-t-il. On parle avec eux de ce qu’il se passe avec le Brexit et ils se sentent concernés par la situation.”
 
Le dimanche, au marché de producteurs d'Alexandra Palace, le foodtruck peut attirer jusqu'à 300 personnes à l'heure du déjeuner. © CG
© CG Le dimanche, au marché de producteurs d'Alexandra Palace, le foodtruck peut attirer jusqu'à 300 personnes à l'heure du déjeuner.


Vers des problème d'approvisionnement?

Une seule crainte plane toutefois dans son esprit si le “Brexit” finissait par avoir lieu : l’approvisionnement en produits frais. Les longs contrôles aux douanes, si la libre circulation des marchandises prend fin, poseraient de graves problèmes de livraison. “On passe par des vendeurs de matières premières pour remplir nos stocks, détaille-t-il. Si ceux qui traversent l’Atlantique ne peuvent pas passer, on ne pourra pas travailler.” 

Mais pour l’instant, rien n’est encore fait. Une seule chose est certaine pour les trois frères : hors de question pour eux de quitter Londres, quoi qu’il arrive. 

Cette semaine, La1ère vous emmène à Londres à la rencontre des ultramarins installés dans la capitale britannique. Près de trois ans après le vote sur la sortie de l’Union européenne du Royaume-Uni, le “Brexit” n’a toujours pas eu lieu et la situation est confuse, notamment pour les étrangers. Pour certains, hors de question de repartir et laisser derrière eux la vie qu’ils se sont construite. Pour d’autres, il n’est plus envisageable de rester dans un pays qui ne veut plus, selon eux, accueillir d’étrangers.

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