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Martinique : l'activité portuaire dopée par la croisière en 2017

Le Grand Port Maritime de la Martinique a connu une hausse de 10% du nombre de navires accueillis en 2017. Cette augmentation est due à une forte activité du secteur de la croisière, alors que les échanges de pétrole diminuent. 

Le MSC Fantasia dans le port de Fort-de-France (samedi 25 novembre 2017) © Martinique 1ère
© Martinique 1ère Le MSC Fantasia dans le port de Fort-de-France (samedi 25 novembre 2017)
  • La1ère.fr (avec AFP)
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L'activité du Grand Port Maritime de la Martinique (GPMLM), "dopée par la croisière", a enregistré une "hausse de 10%" du nombre de navires en 2017, ont indiqué mardi à Fort-de-France, les autorités portuaires. Le président du directoire du Grand Port Jean-Rémy Villageois a évoqué "une hausse de 10% de navires de plus" en 2017 par rapport à 2016, à l'occasion de la première conférence de conjoncture portuaire 2018 organisée sur le port à Fort-de-France.

Hausse de 40% des passagers de croisières

"Le secteur passagers de la croisière enregistre quasiment +40% de hausse en 2017. Alors qu'on était déjà à des plus hauts historiques, on rentre dans le club des 500.000 passagers", a précisé Jean-Rémy Villageois à l'AFP. "On a fait un peu plus de 500.000 cette année et on en prévoit 600.000 l'an prochain", a-t-il ajouté.

Selon les responsables du Grand Port, il ne s'agit pas seulement d'un phénomène conjoncturel dû au passage des cyclones Irma et Maria sur d'autres îles de la Caraïbe. Ces événements climatiques n'ont entraîné qu'une hausse de 40.000 passagers en 2017.

Des investissements rentables

Selon une étude présentée lors de la conférence portuaire, la rentabilité économique des investissements réalisés pour la croisière par le Grand Port s'élève à 40% et ils "ont induit, à eux seuls, 16 millions d'euros de valeur ajoutée pour l'économie" et "impliqué près de 250 emplois".

Diminution des échanges de pétrole

A l'inverse, les "flux" de marchandises traitées ont été impactés par une baisse significative avec "-25% d'importation de (pétrole) brut et -30% d'exportation de produits raffinés" de la SARA (Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles). Un effet de la transition énergétique qu'il convient d'accompagner. "Il faut intégrer dans le développement du port cette transition énergétique avec un nouveau client que nous avons et qui importe de la biomasse (Albioma)", a indiqué à l'AFP le président du conseil de surveillance du Grand Port Philippe Jock.

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