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Mexique: des tortues vertes victimes des algues rouges

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Tortues Mexique
©RONALDO SCHEMIDT / AFP
Les algues rouges karenia brevis, parfois appelées algues tueuses, viennent de provoquer la mort de près de 300 tortues vertes (une espèce menacée) sur les plages de l’Etat d’Oaxaca au sud du Mexique (côte Pacifique). 
 
Avant de pouvoir retourner dans l'Océan, plusieurs tortues vertes du Mexique sont soignées. Elles ont été intoxiquées sur les plages de l'Etat d'Oaxaca par des algues rouges de type karenia brevis, qui ont tué près de 300 d'entre elles.
 

Nous traitons 11 tortues qui sont en convalescence. L'une d’elles a un gilet de sauvetage car elle ne respire pas très bien et a besoin de soutien pour ne pas se noyer.... Le traitement administré comprend des vitamines, des charbons actifs et des antihistaminiques.
Dennis Bermudez, chercheuse centre mexicain de la tortue à Makute dans l’Etat d’Oaxaca


Les tortues avaient consommé des salpes contaminés

Les tortues n'ont pas ingéré directement les algues rouges. Elles ont consommé des salpes, des animaux marins, semblables à des méduses, qui avaient été contaminés.
 

Ces méduses sont mauvaises pour elles car elles attrapent des toxines et ensuite les tortues ne peuvent pas très bien bouger, elles sont paralysées et vraiment épuisées. C'est pourquoi elles ne peuvent pas respirer par elles même. et c'est pourquoi elles sont là.
Mayri, une bénévole aidant au traitement des tortues 


Les marées rouges, un phénomène mondial fréquent

Ces algues rouges ne sont pas dangereuses en faible quantité. Elles le deviennent quand elles prolifèrent lors de marées rouges.  Leurs neurotoxines paralysantes font suffoquer de nombreux animaux marins et causeraient des effets indésirables, rarement mortels, aux humains qui consommeraient ces animaux.

Des marées rouges se sont déjà produites à de nombreuses reprises en plusieurs endroits de la planète (comme en Floride où plus de cent tonnes de dauphins, de tortues, de poissons morts avaient été ramassées sur la plage en août 2018). Elles seraient favorisées par le réchauffement climatique et le ruissellement d'eaux chargés d'engrais agricoles. 
 
©la1ere
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