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Michel Bussi : "je suis étonné que personne n’ait jamais fait avant moi de polar aux Marquises"

culture
Michel Bussi
Michel Bussi ©LZ
Un roman policier à Hiva Oa en Polynésie. C’est le dernier livre de Michel Bussi, auteur à succès -qui après un roman dont l’action se passait à La Réunion (Ne lâche pas ma main en 2013) - a choisi de poser ses valises aux Marquises. Son titre : Au soleil redouté.
 
Dans les rues de Paris, il passe presque inaperçu. Et pourtant Michel Bussi est devenu, au fil des ans, le deuxième auteur français à vendre le plus de livres après Guilllaume Musso, dans un autre genre.
 

Hiva Oa

L’homme n’est pas blasé. C’est avec gourmandise qu’il a choisi comme théâtre de son dernier roman policier, une île des Marquises Hiva Oa. Un polar captivant et instructif intitulé Au soleil redouté, en mémoire de la chanson de Jacques Brel Les Marquises.
 
Hiva Oa
Hiva Oa où repose la dépouille de Jacques Brel ©AFP/ ANTOINE LORGNIER / ONLY FRANCE

L’écrivain espère d’ailleurs revenir en juillet en Polynésie pour rencontrer ses lecteurs. En attendant, une équipe de FranceÔ / Outre-mer la 1ère a rencontré Michel Bussi. Regardez ci-dessous :
©la1ere
 

Paul Gauguin et Jacques Brel

Hiva Oa est connue pour avoir accueilli deux artistes français, l’ombrageux et controversé peintre Paul Gauguin et le chanteur Jacques Brel qui lui a laissé un très bon souvenir sur l’île.
Jacques Brel et sa femme Maddly aux Marquises
©Coll. M. Bamy

Michel Bussi rend à son tour hommage aux Marquises. L’ancien géographe, professeur d’Université s’est plongé dans l’histoire de ces îles. "Je suis assez fier de porter à ma petite façon cette reconnaissance des Marquises qui n’est pas seulement Brel et Gauguin. (…) Je ne pense pas qu’on ait d’équivalent ailleurs d’une histoire aussi riche", estime l’écrivain.


Intrigue addictive

Car en plus de mener une intrigue assez addictive, Michel Bussi assaisonne son récit de précisions sur l’histoire et la culture des Marquises et permet ainsi au lecteur d’apprendre sans trop se fatiguer. L’histoire est bien menée. L’écrivain avoue une filiation avec Agatha Christie et son fameux Les dix petits nègres.

Le récit est en effet un huis clos sur une île. Un écrivain connu, Pierre-Yves François, organise avec son éditeur un concours. Le lot à gagner est un atelier d’écriture pendant une semaine aux Marquises avec le célèbre écrivain. Cinq lectrices se retrouvent donc dans cette retraite monacale vouée à la littérature. Elles logent à la pension "Au soleil redouté" qui doit son existence à l’imagination de Michel Bussi.

Évidemment rien ne se passe comme prévu. Ça commence par une disparition puis un premier meurtre. "Tout le monde se soupçonne et à un moment donné l’ambiance devient particulièrement complexe ou suspicieuse. On se demande parmi tous ceux qui mangent à table celui qui va tuer les autres", raconte Michel Bussi qui ajoute que "le cadre marquisien donne une impression encore plus forte à ce récit".
 

La Réunion

C’est la deuxième fois que Michel Bussi écrit un roman policier dont l’action se passe Outre-mer. En 2013, il avait posé ses valises à La Réunion avec Ne lâche pas ma main. L’auteur normand aime s’éloigner de l’Hexagone. Il constate que Ne lâche pas ma main a eu existence plus longue que d’autres de ses polars. "Les gens l’achètent quand ils partent en vacances à La Réunion".

Alors quand on lui demande s’il compte renouveler l’expérience, il répond, avec un sourire, "pourquoi pas". Il évoque d'ailleurs Saint-Pierre et Miquelon dans Au soleil redouté...