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Migrants: la rétention des enfants doit rester "exceptionnelle" (Castaner)

L'enfermement d'enfants étrangers dans des centres de rétention administrative (CRA) doit rester "exceptionnel" et se dérouler "dans des lieux spécialisés" pour accueillir l'ensemble de la famille, a affirmé Christophe Castaner mardi.

© EMMANUEL TUSEVO. Le Centre de Rétention Administrative (CRA) à Pamandzi
© EMMANUEL TUSEVO. Le Centre de Rétention Administrative (CRA) à Pamandzi
  • La 1ère (avec AFP)
  • Publié le , mis à jour le
"Cela doit rester exceptionnel et dans des lieux spécialisés pour être en capacité d'accueillir l'ensemble de la famille qui ensuite doit être renvoyée à la frontière ou ramenée dans le pays d'origine", a déclaré le ministre de l'Intérieur devant l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement.
 

1.221 enfants à Mayotte    

"Chacun ici est hostile au fait que l'on puisse placer dans des centres de rétention administrative, des enfants, mais chacun sait que nous ne pouvons pas séparer l'enfant des parents et que nous ne pouvons accepter qu'au motif qu'il y aurait un enfant, que ceux qui sont en situation irrégulière en France et qui n'ont pas vocation à rester en France soient exclus de ces dispositifs", avait préalablement expliqué le ministre à la députée socialiste du Gers, Gisèle Biémouret.

Selon un récent rapport annuel d'associations habilitées à intervenir dans les CRA, l'année 2018 "a été à nouveau marquée par un nombre élevé de familles avec enfants enfermées en rétention": 1.221 enfants à Mayotte et 114 familles comptant 208 enfants en métropole.
    
La rétention des mineurs avait créé des tensions jusque dans la majorité lors de l'examen du controversé projet de loi asile-immigration en 2018. "La décision qui a été votée dans cet hémicycle est celle de permettre au cas par cas - et il faut que le nombre de cas soit le plus faible possible -  que dans des structures qui sont adaptées à l'accueil de famille, nous ayons la possibilité de placer en CRA l'ensemble de la famille pour éviter qu'il y ait séparation", a rappelé le ministre. Celui-ci a souligné qu'à Mayotte, la durée de rétention des familles n'excédait pas 48 heures.
 

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