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Mondiaux d'escrime 2019 : pas encore de médailles pour les Ultramarins

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Yannick Borel champion du monde d'épée
©OLIVER BUNIC / AFP (archives)
Ce vendredi, le Guadeloupéen Yannick Borel s'est incliné en quarts de finale des Mondiaux d'escrime à Budapest en Hongrie. A l'épée, le champion du monde en titre a perdu sa couronne. Malgré plusieurs chances de médailles, les escrimeurs originaires des Outre-mer ne sont montés pas sur le podium. 
Il n'accèdera pas au dernier carré en individuel aux Mondiaux d'escrime à Budapest (Hongrie). Le Guadeloupéen Yannick Borel s'est incliné (15-12) en quarts de finale face à l'Italien Andrea Santarella à l'épée. Il avait remporté une médaille d'or l'an dernier lors des championnats du monde d'escrime en Chine. 
Dans le journal L'Equipe, l'entraîneur Stéphane Le Roy se montrait optimiste pour le détenteur du titre mondial. "Là, il est mieux qu'à l'Euro. Tout le travail accumulé paie", confiait-il. Triple champion d'Europe, Yannick Borel s'était arrêté aux huitièmes de finale aux championnats d'Europe d'escrime à Düsseldorf en Allemagne le mois dernier. 
 

Pas de podium pour Ysaora Thibus

A 27 ans, Ysaora Thibus s'est inclinée ce vendredi en huitièmes de finale. La fleurettiste guadeloupéenne avait remporté la médaille d'argent aux mondiaux 2018.  

Vitalis encore au pied du podium à l'épée

Encore raté ! Comme l'an passé à Wuxi (Chine), l'épéiste Coraline Vitalis a échoué au pied du podium ce jeudi des Championnats du monde d'escrime à Budapest. Mais la Guadeloupéenne a confirmé son rang parmi les meilleures, un mois après son titre européen à Düsseldorf (Allemagne).

Comme en juillet 2018, Coraline Vitalis a vu son parcours aux Mondiaux s'arrêter en quarts de finale. À Budapest jeudi, elle est tombée (15-9) contre la fille en forme du moment, la Hongkongaise Vivian Kong, lauréate de deux étapes de Coupe du monde cette saison et championne d'Asie en juin.

"Je suis déçue de mon dernier match, j'ai l'impression d'être passée à côté", a regretté Vitalis après sa défaite, même si dans l'ensemble, "c'est une bonne journée". "J'ai plus de regrets ici, parce que je me sentais mieux que l'année dernière, et j'ai gagné les Championnats d'Europe un mois avant", a-t-elle ajouté.

"Je pense qu'elle avait de la place mais elle n'a pas osé. Coraline, si elle veut passer l'étape au-dessus, et je pense qu'elle en est largement capable, il faudra qu'elle batte des adversaires comme ça", a commenté Stéphane Le Roy, entraîneur national à l'épée.

Pour se hisser parmi les huit meilleures en Hongrie, elle s'est fait quelques frayeurs, avec deux premiers tours où elle est parvenue à inverser la tendance pour s'imposer à la touche décisive (15-14) à chaque fois.

"Je pense que forcément, un match gagné 15-14, on y laisse plus d'énergie qu'un match gagné 15-10. Après en face, c'est une fille qui me pose problème, je n'ai pas réussi à la contrer et à poser mon jeu", a souligné l'épéiste à propos de Kong.

À 24 ans, elle vient toutefois de vivre un mois de haut niveau entre un titre européen et un quart de finale aux Mondiaux. "Je confirme que j'ai progressé et que l'on peut compter sur moi", a-t-elle précisé. Un avis partagé par son entraîneur national : "Derrière, il y a des choses positives que l'on ne voit pas. Je la trouvais vraiment en forme et je le lui avais dit. Il manque un petit quelque chose. On est dans le bon chemin pour qu'elle puisse aller chercher une médaille", a ajouté Le Roy.
 

Pas de médailles pour les autres Antillaises engagées

Vice-championne d'Europe d'épée, la Guadeloupéenne Marie-Florence Candassamy a échoué dès le 1er tour.  Joséphine Jacques André Coquin, épéiste, elle aussi, originaire de la Martinique, s'est arrêtée en 16es de finale.

 
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