MUSIQUE. Christine Salem réinterprète "Ain't no sunshine", un standard du blues américain en maloya

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La musicienne réunionnaise a choisi de populariser le maloya au-delà de son île. En musique, l'essentiel se situe dans les émotions. Comme le blues, le maloya est lié aux esclaves. Les paroles portent les revendications et la spiritualité des ancêtres. La Cover de Christine Salem était toute trouvée

L'artiste réunionnaise a choisi le Vieux Domaine de la Ravine-des-Cabris pour enregistrer sa cover. On y trouve les paillottes du village des engagés malgaches (1882-1932). Le quartier initialement nommé Mahavel (pays d'abondance) par les premiers colons, était le plus gros centre de production de café de l'île Bourbon. Pour Christine Salem, le lieu est chargé en émotions, en sensations, en énergies. Choisir ce lieu permet de rendre hommage aux ancêtres.

Christine Salem (roulèr, harmonica, kayamb et chant) et ses musiciens Jean Amemoutou (bobre et roulèr) et Jacky Malbrouck (sati, percussion, roulèr, kayamb) nous interprètent deux titres :

  • Ain’t no sunshine reprise de Bill Withers (Bill Withers) 
  • Izaé (Christine Salem - Anne Laure Bourget, Seb Martel, Christine Salem, Fred Norel) 

Réalisation  François Clarou et Benjamin Morel  
Production Artibella
Durée 14 min - 2021