Neuf compagnies aériennes demandent la réouverture de l'aéroport Orly dès le 26 juin

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Orly
©XINHUA / Xinhua via AFP
Neuf compagnies aériennes basées à Orly, dont Corsair et Air Caraïbes, ont demandé mercredi à l'Etat, dans une lettre ouverte, de fixer dès maintenant au vendredi 26 juin la date de réouverture de l'aéroport fermé le 1er avril pour cause de coronavirus.
"Plus que les décisions prises et les calendriers qui en découlent, ce sont la mise à disposition d'informations plus ou moins fiables, parfois même contradictoires, et l'incertitude sur les contraintes opérationnelles qui nous empêchent (...) de préparer nos plans de relance commerciaux et sociaux, que le gouvernement appelle pourtant de ses voeux", ont écrit les 9 compagnies dans cette lettre communiquée à l'AFP.

L'aéroport d'Orly est fermé depuis le 1er avril en raison de la crise sanitaire du coronavirus. Selon le quotidien Les Echos, la réouverture ne serait pas envisagée avant septembre ou octobre prochain.  

Ecoutez les explications de Marc Rochet, patron d'Air Caraïbes et de French Bee, joint par Jean-Michel Mazerolle (Outre-mer la 1ère/France Ô) :

Marc Rochet / Réouverture Orly


    

La réaction d'Aéroports de Paris

Interrogée sur cette lettre ouverte, Aéroports de Paris s'est montrée très prudente sur l'opportunité de fixer une date de ré-ouverture dès maintenant. ADP "partage le voeu qu'Orly rouvre le plus tôt possible", mais "cette réouverture n'est envisageable qu'avec une bonne visibilité sur un nombre significatif de vols", a indiqué un porte-parole.  "Il est rappelé que (l'aéroport) Charles de Gaulle est en mesure d'accueillir tous les avions qui le souhaiteraient", a-t-on ajouté de même source.
  

Les compagnies signataires

La lettre ouverte des compagnies est signée des présidents des compagnies Air Caraïbes, Air Corsica, Amelia, Chalair, Corsair, Frenchbee, La Compagnie, Level et Transavia. Selon le document, l'Etat n'a pas donné d'indications claires sur la date de réouverture d'Orly, se contentant d'évoquer "la fin juin", et il semble également renvoyer toute décision à la fin mai, après "de nouvelles analyses".
  
"Cette situation n'est pas tenable, ni pour nos clients d'abord, ni pour nos personnels, ni pour la survie de nos compagnies", écrivent les compagnies.  Les compagnies précisent que la fixation dès à présent d'une date de réouverture n'empêcherait nullement "une remise en cause" ultérieure, "par exemple à la mi-juin", en cas de "nouvelle aggravation de la situation sanitaire". 
 
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