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"Océan, une plongée insolite" au Muséum national d'histoire naturelle

Depuis début avril et jusqu’au 5 janvier 2020, la Grande galerie de l’évolution du Muséum national d'histoire naturelle à Paris propose une immersion dans les profondeurs des océans. Un univers encore largement méconnu, riche d’une biodiversité surprenante et de milieux extrêmes.

Paysage sous-marin de l'Antartique. © NSF/USAP/Steve Clabuesch
© NSF/USAP/Steve Clabuesch Paysage sous-marin de l'Antartique.
  • Par Philippe Triay
  • Publié le , mis à jour le
Depuis des millénaires, les êtres humains sont fascinés mais aussi effrayés par les océans, qui couvrent presque les trois quarts de notre planète. En dépit d’un milieu aux contraintes multiples, les scientifiques et les chercheurs ont développés des techniques de plus en plus sophistiquées qui nous permettent aujourd’hui de bénéficier de leurs découvertes.

Dans un objectif pédagogique, tout en étant ludique, la Grande galerie de l’évolution du Muséum national d'histoire naturelle à Paris nous emmène, jusqu’au 5 janvier 2020, dans une exposition originale, au cœur de la biodiversité des océans. Exploration de la vie microscopique, milieux extrêmes, faunes des grandes profondeurs, océan Austral… "Océan, une plongée insolite" est une odyssée sous-marine qui permet au visiteur de découvrir d'incroyables richesses, de la vie du plancton en passant par d’étranges animaux que sont le coelacanthe et le régalec. 
 

Dispositifs scénographiques

L’exposition est divisée en cinq parties comportant des dispositifs scénographiques et audiovisuels, avec des projections, un large choix de photographies, de tableaux et de maquettes, ainsi que des reproductions de spécimens, comme par exemple un calmar géant. Sans être pesante, la visite est didactique et revient sur les premières expéditions des océans (dès 325 avant notre ère !) jusqu’à celles de nos jours. Les grands enjeux contemporains de l’environnement et les menaces qui pèsent comme l’acidification des océans et la pollution aux déchets plastiques sont également abordés. Et l’on n’en reste pas là car des solutions que chacun à notre échelle, peut mettre en place, sont proposées.
 
Poisson des glaces des grands fonds de l'océan Austral. © MNHN/A.Iatzoura
© MNHN/A.Iatzoura Poisson des glaces des grands fonds de l'océan Austral.


Le saviez-vous ?

L’océan couvre 71 % de la surface de la planète, ce qui vaut à la Terre le nom de planète bleue. Les fonds marins ne sont pas plats mais constitués de très importants reliefs : leur profondeur moyenne est de 3700 mètres quand l’altitude moyenne des continents est de 800 m ! On parle généralement de milieu profond au-delà de 200 mètres sous la surface, profondeur à partir de laquelle règne une obscurité quasi-totale rendant impossible la vie végétale : 90% du domaine marin se situe en-dessous de cette limite !

La vie marine est essentiellement microscopique : plus de 95 % du poids du matériel vivant dans l’océan est constitué d’organismes invisibles à l’œil nu ! La plupart d’entre eux appartient au plancton. Les poissons, les mammifères marins et les êtres humains, entre autres, dépendent tous du plancton, qui est à la base des réseaux alimentaires et premier producteur d’oxygène.

La quantité des déchets dans l’océan ne cesse d’augmenter alors que les plastiques mettent des centaines d’années à se dégrader. Cette pollution se retrouve partout dans l’océan, mais surtout piégée dans les gyres, immenses tourbillons formés par des courants marins. Il ne s’agit cependant pas d’une masse compacte mais plutôt d’une "soupe de plastique" constituée de quelques macro-déchets épars et d’une multitude de petits fragments d’un diamètre inférieur à 5mm. En plus de générer des substances toxiques dans l’océan, ce microplastique est ingéré par les organismes du plancton et s’introduit ainsi dans les réseaux alimentaires.

(Source : Muséum national d'histoire naturelle)

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