Outre-mer et si on bougeait les lignes ? (5) : l'autonomie alimentaire est-elle possible ?

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En Outre-mer, les importations de denrée alimentaire représentent environ 80% de l'alimentation. Face à ce constat, l'autonomie alimentaire représente un véritable défi. Comment y parvenir alors que l'agriculture est concentrée autour des deux grandes filières que sont la banane et la canne ? 

Si l'on regarde l'agriculture des Outre-mer dans sa globalité, on pourrait la confondre avec la banane et la canne à sucre, ces deux principales filières d'exportation. Pourtant l'agriculture ultramarine n'est pas réductible à ces deux piliers ; l'offre est riche et variée. Malgré cela, les producteurs de fruits et légumes destinés uniquement aux marchés locaux peinent souvent à écouler le fruit de leur travail. Pouvoir d'achat, attrait pour les produits transformés et urbanisation sont quelques unes des raisons et obstacles à la rencontre de l'offre et de la demande locale. C'est d'autant plus regrettable que cela se fait au détriment de l'économie régionale mais aussi et surtout de la santé de la population.

Ne serait-il pas temps d’inverser la tendance ? Ici et là, des initiatives émergent quel que soit le territoire concerné : labels bios, circuits courts, élevages locaux et potagers familiaux renouant souvent avec des pratiques anciennes remises au goût du jour. 

Comment participer à ce mouvement ? Comment diversifier la production pour nourrir la population ? Atteindre l’autonomie alimentaire est-il envisageable? Les productions locales pourraient-elles nourrir toute la population ? Existe-t-il assez de terres cultivables pour ce faire ? Tout cela est-il possible sans produits phytosanitaires ? C’est à toute ces questions que Karine Zabulon et ses invités vont tenter de répondre et débattre dans ce nouveau numéro de Outre-mer, et si on bougeait les lignes ?

Des témoignages

Rencontre avec des productrices : Nathalie Lacrose, éleveuse de bétails en Nouvelle-Calédonie, Fatima Daoud, maraîchère à Mayotte, qui produit en diversification et Karen Bègue, agricultrice à la Réunion, qui a fait le choix de la permaculture.

Outre-mer et si on bougeait les lignes ?
De gauche à droite : Nathalie Lacrose, Fatima Daoud et Karen Bègue ©Outre-mer la1ère

 

Des expertises

Outre-mer et si on bougeait les lignes ?
De gauche à droite et de haut en bas, Karine Zabulon, Harry Ozier Lafontaine, Nicolas Baretje et Christophe Mouvet ©Outre-mer la1ère

En plateau avec Karine Zabulon : Nicolas Baretje, chef cuisinier en Polynésie qui apprécie de pouvoir mettre en valeur des productions locales. Harry Ozier Lafontaine, directeur de recherche à l’INRAE, défend l'agriculture de petite échelle ; il s'en explique en duplex de la Guadeloupe et Christophe Mouvet, chef de projet au BRGM et en duplex d’Orléans, dresse un état des lieux de la dépollution des sols aux Antilles. 

Des débats

Outre-mer et si on bougeait les lignes ?
De gauche à droite et de haut en bas : Karine Zabulon, Benoît Lombrière, Jacques Andrieu et Bernard Bonnet ©Outre-mer la1ère

Karine Zabulon débat en plateau avec Jacques Andrieu, directeur de l’ODEADOM (Office de développement Economie Agricole d’Outre-mer) et Benoît Lombrière, délégué général adjoint EURODOM (association l’Europe et les départements d’Outre-mer, principal lobby ultramarin auprès de l'Europe)  et en duplex avec Bernard Bonnet, qui fait partie du comité de pilotage de l'association Oasis Réunion militant pour l'agro-bio écologie à la Réunion. 

Une émission proposée par les rédactions du Pôle Outre-mer de France Télévisions et présentée par Karine Zabulon.

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