Une pétition contre l'interdiction des animaux exotiques à La Réunion

écologie
Un furet dans un parc en Allemagne (image d'illustration)
Un furet dans un parc en Allemagne (image d'illustration) ©SOEREN STACHE / DPA-ZENTRALBILD / DPA PICTURE-ALLIANCE
Le Conseil National pour la Protection de la Nature a fait passer un décret en avril 2020 afin d’interdire l’importation, la vente et l’achat de certains animaux à La Réunion. La pétition tente de mettre en avant les dérives que l’application du décret pourrait engendrer.
Plusieurs espèces animales pourraient ne plus être importées à La Réunion. Selon le décret, “les invasions biologiques constituent aujourd’hui la menace la plus forte pesant sur la biodiversité de l’île de La Réunion”. L’interdiction de certaines espèces exotiques vise donc à préserver l’écosystème de l’île. À noter que les espèces marines ne sont pas concernées par ce décret.
  

Craintes sur la vie locale

La pétition adressée à la préfecture de La Réunion, lancée il y a moins d’une semaine, a récolté un peu plus de 700 signatures pour le moment. L’instigateur dénonce le fait que l’entrée en vigueur de ce décret pourrait causer une hausse du trafic illégal d’animaux. En effet, “ce décret […] compte interdire la quasi totalité des animaux domestiques vendus en animalerie”, ce qui provoquerait la fermeture de ces dernières.

Le but avancé pour le décret, à savoir la protection de la faune et la flore locale, ainsi qu’une partie de la liste des espèces sont contestées. Dans les commentaires, beaucoup appellent à la responsabilisation et la sensibilisation, plutôt qu’à l’interdiction.