Plus de 2,75 millions d'habitants Outre-mer, selon le recensement de l'Insee [DATA]

Derniers chiffres du recensement.
Selon des chiffres publiés, mercredi 27 décembre, par l'Insee, plus de 66 millions d'habitants vivent dans l'Hexagone. Ils sont plus de 2,75 millions Outre-mer. Alors que la démographie chute aux Antilles, elle explose en Guyane et à Mayotte.
La France a dépassé les 66 millions d'habitants en 2015. Selon les chiffres publiés ce mercredi 27 décembre par l'Insee, 66,1 millions de personnes vivaient en France métropolitaine en 2015 et dans quatre départements d'Outre-mer : Guadeloupe (397 990 habitants) ; Martinique (380 877 habitants) ; Guyane (259 865 habitants) et La Réunion (850 727 habitants). Il y a une hausse annuelle moyenne de population de 0,5% depuis 2010. Entre ces chiffres, et ceux de 2013 à Wallis-et-Futuna, 2014 en Nouvelle-Calédonie, et 2017 en Polynésie et à Mayotte, selon nos estimations 2 754 189 personnes vivent Outre-mer.

L'Insee remarque qu'entre 2010 et 2015, 75 départements ont vu leur population augmenter. Toutefois, tous les départements d'Outre-mer ne sont pas concernés.

Qui perd, qui gagne des habitants ?

Voici pour les Outre-mer la tendance démographique entre ce recensement et le précédent. Les départements ou collectivités qui perdent des habitants :
  • Wallis et Futuna -9.28%
  • Martinique -3.37%
  • St Pierre et Miquelon -1.7%
  • Guadeloupe  -1.33%

Les départements ou collectivités ou la démographie progresse :
  • Saint-Martin +0.24%
  • Polynésie +0.6%
  • La Réunion +3.6%
  • Saint-Barthélémy +3.7%
  • Nouvelle-Calédonie +9.4%
  • Guyane +13.4%
  • Mayotte +20%

Le détail par départements ou collectivités

Dans le graphique ci-dessous, retrouvez le nombre d'habitants par département et collectivité d'Outre-mer. Vous pouvez cliquer sur l'onglet "Recensement précédent" pour trouver le nombre d'habitants comptabilisés antérieurement par l'Insee. 


La Guadeloupe sous la barre des 400 000 habitants

La courbe démographique est en revanche négative aux Antilles. La Martinique (- 0,7 % par an) comme la Guadeloupe (- 0,3 % par an) perdent des habitants.

En Guadeloupe, au 1er janvier 2015, le nombre d'habitants passe sous la barre des 400 000. Encore 403 355 habitants en 2010, 397 990 habitants résident désormais en Guadeloupe, en 2015. Cette baisse de la population s’explique par un solde migratoire négatif qui n’est pas compensé par le solde naturel. Entre 2010 et 2015, les évolutions sont contrastées sur le territoire. Deux tiers des communes perdent des résidents sur cette période. 


La Martinique, région qui perd le plus d'habitants

En Martinique aussi, le nombre d'habitants diminue. Au 1er janvier 2015, 380 877 personnes résident en Martinique. La population martiniquaise compte 13 296 personnes de moins qu’en 2010, soit une baisse annuelle moyenne de 0,7 % sur les cinq dernières années. La Martinique est la région française qui perd le plus d’habitants. La diminution s’explique par un solde migratoire négatif (perte de 21 000 personnes) qui n’est pas compensé par un solde naturel positif (+ 7 700 personnes). 


A La Réunion, une croissance supérieure à la moyenne nationale

Au 1er janvier 2015, 850 727 personnes vivent à La Réunion. La population progresse de 0,7% par an depuis 2010, plus vite que la France métropolitaine (+0,5%). Le solde naturel reste le moteur de cette croissance démographique, avec un excédent des naissances sur les décès. Elle est freinée par des départs à présent plus nombreux que les arrivées. La population de La Réunion augmente ainsi moins vite que par le passé.


Forte croissance démographique en Guyane

Les départements d'Outre-mer font partie de ceux qui concentrent la jeunesse. Les excédents naturels (plus de naissances que de décès) ont ainsi culminé en Guyane (+2,3% de solde naturel). Au 1er janvier 2015, 259 865 habitants résident en Guyane.
En comptant à la fois mouvements naturels et migratoires, la Guyane est, après Mayotte, la région française la plus dynamique en termes de croissance démographique. Entre 2010 et 2015, la croissance démographique de la Guyane est de + 2,6 % par an.


Croissance démographique record à Mayotte

Pour Mayotte, 101e et dernier département français, l'Insee a mis en ligne les chiffres du recensement de 2017. Cette année là, 256 518 personnes habitent à Mayotte. De 2012 à 2017, la population s’accroît de 3,8 % par an en moyenne. Le rythme s’accélère par rapport à la période 2007–2012, rompant avec deux décennies au cours desquelles il avait progressivement ralenti. Mayotte reste le département français ayant la plus forte croissance démographique, devant la Guyane. 


Une centaine d'habitants de moins à Saint-Pierre-et-Miquelon

Du côté des collectivités d'outre-mer, l'Insee a des chiffres datant du recensement de 2015. A l'époque, 6 021 habitants vivent à Saint-Pierre et Miquelon. Ils étaient 6 125 en 2006 dans cet archipel au large du Canada. Depuis 1999, du fait des difficultés économiques liées aux restrictions de la pêche, la population a légèrement baissé. L’installation des jeunes ou de nouveaux arrivants est rendue plus difficile et la population vieillit.


Plus d'habitants à Saint-Barthélémy et moins à Saint-Martin

Au 1er janvier 2015, 9 625 personnes vivent dans la collectivité de Saint-Barthélémy, soit 345 habitants de plus qu'un 2013. En 2015, 35 684 personnes vivent à Saint-Martin contre 35 600 en 2013. Contrairement à Saint-Barthélémy, la population chute faiblement à Saint-Martin. Cette baisse marque une inversion de la tendance du début des années 2000 marquée par un fort dynamisme démographique. Ces deux populations ne cessaient de croître depuis 1967. Entre 1982 et 2013, la population saint-barthinoise a triplé, celle de Saint-Martin est quatre fois et demie plus importante.


Une démographie toujours dynamique en Nouvelle-Caéldonie

La Nouvelle-Calédonie compte 268 767 habitants en août 2014, dernier chiffre de recensement donné par le site de l'Insee. La croissance de sa population demeure l’une des plus dynamiques des îles du Pacifique. Depuis 2009, date du précédent recensement, la population s’est accrue de 23 000 personnes. Cette augmentation est majoritairement du à l’excédent naturel, et dans une moindre mesure au solde migratoire apparent qui s’élève à + 8 000 individus en cinq ans. La province Sud concentre désormais 74 % de la population, contre 19 % en province Nord et 7 % dans les îles Loyauté. Le vieillissement de la population s’accélère, mais la part des jeunes reste élevée.


Légère croissance de la population en Polynésie

En 2017, da^te du dernier recensement, la Polynésie compte 275 918 habitants, contre 274 217 en 2012. La croissance de sa population est légère. Mais depuis 2007, la Polynésie connaît un solde migratoire déficitaire : la différence entre le nombre de personnes quittant la Polynésie et le nombre de celles y arrivant augmente. De plus, le taux de fécondité a  quasiment été divisé par deux en vingt-cinq ans pour s’établir à deux enfants par femme.


Wallis-et-Futuna a perdu près du cinquième de sa population en dix ans

Les îles de Wallis et Futuna comptent 12 197 habitants au 22 juillet 2013, date de référence du dernier recensement de la population. Le territoire a perdu 2 750 personnes depuis 2003, soit 18 % de sa population. La diminution de la natalité et l’importance de l’émigration expliquent cette forte baisse. L’absence sur le territoire de filières d’études supérieures et les possibilités d’emploi réduites engendrent de nombreux départs des jeunes de 20 à 34 ans. En conséquence, la population restant sur le territoire vieillit et la taille des ménages diminue.