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Les poissons contaminés aux métaux lourds facteurs de risques de la maladie de Charcot

La consommation de poissons riches en métaux lourds, comme le mercure, pourrait multiplier par deux le risque de la maladie de Charcot, une maladie neurodégénérative rare qui touche 5500 personnes en France, indique une étude américaine. 

© FRANCOIS GUILLOT / AFP
© FRANCOIS GUILLOT / AFP
  • La1ère avec RelaxNews
  • Publié le , mis à jour le
Des chercheurs du Dartmouth College (New Hampshire) aux Etats-Unis ont mené une étude auprès d'un panel de 518 patients, dont 294 étaient atteints par la maladie de Charcot, pour connaitre l’impact de la consommation de poissons riches en métaux lourds.
Pour mener à bien cette étude, ils se sont intéressés à la quantité de poissons que consommaient ces patients et à quelle fréquence, tout en prenant en compte le lieu d'approvisionnement des produits (magasins ou pêches). Selon l'étude, les participants qui ont mangé la plus grande quantité de poisson et de fruits de mer régulièrement doublaient leur risque d'être atteint de la maladie de Charcot, comparés aux sujets présentant des niveaux de mercure inférieurs.
Ce constat a été confirmé par les niveaux de mercure retrouvés dans les ongles des orteils de pied des patients : Plus les taux étaient élevés, plus le risque associé à la maladie de Charcot était élevé. 

Le bio et les poissons d'élevage ne sont pas épargnés par les contaminations

Espadon, requin, marlin, thon, daurade, lamproie comptent parmi les poissons prédateurs qui contiennent le plus de mercure, susceptibles d'endommager le système nerveux central, tandis que les poissons à chaîne courte comme les sardines ou les maquereaux ont des niveaux inférieurs. 
Concernant le mercure, la limite réglementaire se situe à 0,5 mg/kg de poisson frais. A noter que le bio et les poissons d'élevage ne sont pas épargnés par les contaminations, selon de précédentes études. 
Pour s'assurer des quantités intéressantes d'oméga 3 sans s'intoxiquer, les autorités sanitaires conseillent de choisir des poissons et fruits de mer comme l'anchois, le capelan, l'omble, le merlu, le hareng, le maquereau, le meunier noir, la goberge, le saumon, l'éperlan, la truite arc-en-ciel, la corégone, le crabe, la crevette, la palourde, la moule et l'huître.
Les poissons gras (saumon, maquereau, sardine, anchois, truite fumée, hareng...) peuvent être consommés sans risque jusqu'à deux fois par semaine, selon l'Anses.
La Direction générale de l'alimentation a publié une Evolution des recommandations de consommation en 2008 mais ne dispose pas d'un plan de surveillance des contaminants comme le mercure.
Cette étude sera présentée au congrès international de neurologie, qui se tiendra du 22 au 28 avril prochain à Boston. 

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