Problemos, la nouvelle comédie d'Eric Judor, sort en salle ce mercredi

Dans ce film, l'acteur-réalisateur d'origine guadeloupéenne se moque avec humour des militants écologistes d'un village altermondialiste, uniques survivants d'une pandémie mondiale. Une fable politique qui "souligne la noirceur de la nature humaine" selon le comédien.
Eric Judor est de retour sur les écrans. Réalisateur et acteur de "Problemos", le Guadeloupéen d'origine propose une fable politique où il confronte les contradictions d'une bande de zadistes, des militants écologistes. 

Celui qui s'est fait connaître par le duo comique "Eric et Ramzy" incarne Victor, un parisien aigri, un "personnage cynique", raconte-t-il à La1ere.fr. De retour de vacances, sa femme Jeanne (Célia Rosich) et lui décident de s'arrêter chez un ami, dans un village où sa communauté a élu résidence. Le groupe lutte contre la construction d'un parc aquatique sur une zone naturelle protégée. 

Séduits par le mode de vie altermondialiste, le couple choisit de rester quelques jours. À peine installés, ils découvrent qu'une pandémie a décimé l'humanité, sauf les habitants du village. Tout au long du film, Eric Judor raille avec humour les activistes écolos tout comme les urbains esclaves de leur portable.

Regardez la bande-annonce du film :


"Souligner la noirceur de la nature humaine"

"On avait envie d'écrire sur les mouvements alternatifs. Un milieu que je connais, car j'ai déjà été dans des rassemblements hippies", raconte Blanche Gardin, co-scénariste du film. "On a voulu se demander ce que fait un groupe qui lutte contre les dominants, une fois que les dominants ont disparu. Au final, ils peuvent finir par recréer une société qui a les travers qu'ils contestaient au départ", explique-t-elle.

"J'ai tout de suite été séduit par la 'drôlerie' du scénario. J'ai trouvé ça dément. Le film souligne la noirceur de la nature humaine et dénonce les excès des idéologies", assure Eric Judor. Au risque parfois de tomber dans la caricature.

Revivez le moment de complicité à quelques minutes de l'avant-première entre Eric Judor et Blanche Gardin, interviewés par Albane Lussien :