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Que deviennent les jeunes de Saint-Pierre et Miquelon partis étudier à Paris ?

A 4 269 kilomètres de leur archipel natal, trois saint-pierrais font leur rentrée dans la capitale française. Première rentrée, ou entrée dans la vie active, chacun a un ressenti différent face aux défis qui les attendent.
 

© Margot Hutton / La1ere.fr
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  • Par Margot Hutton
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Aude Detcheverry, étudiante en Licence 1 d’humanités et arts du spectacle à l’université Paris Nanterre


Arrivée en métropole depuis la fin du mois de juin, Aude s’est promenée dans tout l’hexagone, de Limoges à Toulouse en passant par Avignon. Mais sa grosse valise était là pour lui rappeler qu’elle avait quitté son archipel natal pour un bon moment.

À la rentrée en terminale, je ne savais pas ce que je voulais faire.

Incertaine sur son avenir, elle s’est orientée vers le théâtre, un peu par hasard, après sa rencontre avec un directeur d’école nationale, lors de sa venue à Saint-Pierre et Miquelon. "Je pratiquais déjà le théâtre comme loisir depuis plusieurs années", et elle a décidé de faire le grand saut et de présenter le concours de l’école nationale de Limoges. Si elle n’a pas été retenue dans la sélection finale, elle ne regrette rien car cela lui a permis de confirmer que c’est ce qu’elle veut faire.
Elle a ensuite choisi la sécurité avec une formation à la fac, ce qui lui permet de découvrir la vie hors de l’archipel. Arrivée depuis à peine une semaine à Paris, Aude explique : 

 Quand on vient de Saint-Pierre, tout paraît énorme.
 

 

Ecoutez Aude Detcheverry

 

 

Kilian Huet, diplômé en réalisation cinématographique de l’école de la Cité

A peine sorti de l’école, le jeune Saint-Pierrais pense déjà à la suite. Il a déjà réalisé deux courts-métrages, dont son projet de fin d’étude sur lequel il travaille encore "histoire de peaufiner les derniers détails". Le cinéma, c’est l’addition de toutes les passions qu’il exerce depuis son enfance : le théâtre, la musique, et la littérature.

Il compte rester sur Paris pour le moment "pour [se] permettre de bien me mettre dans l’industrie". Mais son but ultime, c’est l’international. Comme il a grandi dans une culture plus nord-américaine, compte tenu de la position géographique de Saint-Pierre et Miquelon, cela va de soi pour lui. "Mais pour l’instant, ce n’est pas gagné." Qu’importe, il n’a pas l’intention de se laisser abattre.

Ce n’est pas parce que l’on vient d’une petite île que les choses sont forcément inaccessibles.

Ecoutez Kilian Huet


 

Margot Artur, étudiante en Licence 2 de sociologie à l’université Paris 4

Tout juste sortie de sa pré-rentrée, Margot a hâte de commencer son nouveau cursus. Après une année d’hypokhâgne au Lycée Saint-Just à Lyon, elle s’est tournée vers la capitale pour se spécialiser en sociologie.

Je voulais continuer quelque chose de généraliste.

Ecoutez Margot Artur

 

Quitter une prépa sans l’avoir terminé, c’est un peu compliqué. Mais la jeune femme avait déjà trouvé sa voie avec la sociologie, "et en entrant à Paris 4, c’était plus facile de justifier pourquoi j’ai quitté la prépa."
Elle gardera un bon souvenir de son année d’hypokhâgne, avec un bon niveau d’enseignement. Mais elle s’est pris une "claque sociale" cette année-là, car la grande majorité de ses camarades étaient issus de milieux très aisés. "À Saint-Pierre, il y a une scission entre le bac professionnel et le bac général, mais pas de scission sociale comme ça".
 

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