Que sait-on de l'assaillant de la préfecture de police de Paris ?

faits divers
Préfecture de police de Paris
©Jair Cabrera Torres / DPA / dpa Picture-Alliance
Au lendemain du drame de la préfecture de police de Paris, où quatre personnes ainsi que leur meurtrier ont trouvé la mort, La1ere.fr fait le point sur ce que l'on sait précisément de l'assaillant, âgé de 45 ans et natif de Martinique.
Sur les réseaux sociaux, de nombreuses rumeurs circulent depuis jeudi, à propos de l'auteur des coups de couteau à la préfecture de police. Voici précisément ce que l'on sait de cet homme, né en Martinique.
 

Parcours professionnel

Âgé de 45 ans, il était né à Fort-de-France en 1974. Il avait intégré la préfecture de police en 2003. Adjoint administratif, il était informaticien au sein du département technique travaillant à la direction du renseignement
de la préfecture de Paris. Il souffrait de surdité. Selon une source policière haut-placée citée par le quotidien Le Monde, il avait une personnalité très discrète, très effacée. 

Marié et converti à l'islam

L'homme résidait à Gonesse, dans le Val d'Oise, il était marié depuis 2014. D'après des sources proches du dossier citées par Le Monde et l'AFP, il s'était converti à l'islam il y a 18 mois. Mais à ce stade des investigations, rien n'indique qu'il était radicalisé. Jeudi, après le drame, Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, indiquait que ce fonctionnaire n'avait "jamais présenté de difficulté comportementale", ni "le moindre signe d'alerte". 

Il fréquentait une mosquée voisine de son lieu de résidence à Gonesse. Ses voisins le décrivent comme calme. "Une personne ordinaire", confie une voisine à l'AFP.
 

Perquisition

Quelques dizaines de minutes après le drame, jeudi, son épouse a été placée en garde à vue. Une perquisition a eu lieu au domicile de Gonesse. Les enquêteurs de la brigade criminelle tentent de comprendre les motivations du tueur.

Selon le journal Le Monde, aucun élément pouvant laisser supposer une dérive radicale n’a été découvert lors des premières recherches. Le matériel informatique saisi lors de la perquisition était toujours en cours d'examen vendredi.
 

"Comportement agité" la veille

Selon l'AFP, son épouse, en garde à vue, a décrit aux enquêteurs un "comportement inhabituel et agité" de son mari la veille au soir. Elle a déclaré que son mari avait eu des visions et entendu des voix la nuit qui a précédé son passage à l'acte, selon des informations de franceinfo.

L'épouse du suspect a également indiqué aux enquêteurs que son mari avait le sentiment de ne pas être reconnu par sa hiérarchie à sa juste valeur et n'avait pas eu, selon lui, la progression qu'il méritait.
 

Enquête ouverte

Pour l'heure c'est le parquet de Paris qui est saisi et a ouvert une enquête pour "homicides volontaires". Le parquet antiterroriste n'est pas saisi du dossier.