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Qui est Vaimalama Chaves, Miss France 2019 ?

On connait enfin le visage de la nouvelle Miss France et il reflète un joli métissage. Miss Tahiti, Vaimalama Chaves, a été sacrée plus belle femme de France samedi soir à Lille. Née en Polynésie, la jeune femme de 24 ans a également des racines wallisiennes. Portrait.
 

Vaimalama a revêtu l'écharpe de Miss France pour un an. © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
© FRANCOIS LO PRESTI / AFP Vaimalama a revêtu l'écharpe de Miss France pour un an.
  • Par Angélique Le Bouter
  • Publié le , mis à jour le
Elle était donnée favorite par plusieurs sondages et faisait des ravages sur les réseaux sociaux depuis son élection lors du concours Miss Tahiti le 2 juin 2018. Vaimalama Chaves a transformé l’essai samedi 16 décembre. Elle est la nouvelle Miss France. 
© FRANCOIS LO PRESTI / AFP
© FRANCOIS LO PRESTI / AFP
 

Un profil atypique

Née le 3 décembre 1994, Vaimalama a fait toute sa scolarité en Polynésie. Elle a obtenu un master en management, une licence de droit économie et gestion avec une spécialité en commerce international, ainsi qu’un BTS de négociation et relation client. Community manager dans une salle de sport, elle confie qu'elle va mettre son activité entre parenthèse pour profiter pleinement de son règne.

La jeune femme a un profil atypique : elle a vécu son enfance en fort surpoids, au point d'être traitée de "monstre". À 18 ans, elle pesait plus de 80 kilos. Elle en a depuis perdu 20. Pour Vaimalama, les séances de sport sont quotidiennes, surtout de la musculation et du cardio, mais aussi du surf, pour se détendre. Et de douloureuses séances de palper-rouler, un massage destiné à briser les graisses.

La présidente du comité Miss Tahiti explique la volonté de fer de Vaimalama au micro de Camila Giudice et Emmanuel Gire :
 

La fierté de Wallis et Futuna

La jeune femme fait la fierté d’un autre archipel français du Pacifique : Wallis et Futuna d’où est originaire son grand-père maternel. Un métissage joliment dosé et bien ancré : Vaimalama signifie "eau lumineuse" en wallisien. La jeune femme ne s’est rendue qu’une seule fois à Wallis, en 1998, mais promet d’y retourner "prochainement".

Qu’importe, la jeune femme a reçu l’appui des habitants. Un important comité de soutien s’est même monté à Wallis. Les votes par téléphones ont ainsi afflué vers Paris, certains de Wallis avouent avoir voté plus de 30 fois, comme l’explique Wallis et Futuna La 1ère sur son site.
 

Le soutien des Tahitiens

Vaimalama n'était pas seule dans la salle du Zénith de Lille. Quand Jean-Pierre Foucault prononce son nom pour l'accueillir parmi les 12 finalistes, un groupe de spectateurs explose de joie. Ils sont trente à avoir fait le déplacement de Polynésie et de métropole jusqu'à Lille pour la soutenir.

Ses parents, mais aussi sa cousine étaient présents. Ils ont confié leur stress et leur fierté juste avant le concours.
 

Fin de la malchance tahitienne

Avec cette écharpe, Vaimalama met fin à 20 années de disette. Souvent dauphines, les Miss Tahiti successives n’avaient plus remporté l’écharpe de Miss France depuis Mareva Galanter couronnée en 1999. Auparavant, trois autres Tahitiennes avaient été sacrées : Edna Tepava en 1974, Thilda Fuller, en 1980 avant de rendre sa couronne au bout de trois jours et Mareva Georges en 1991. 

 

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