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Un rapport favorable à Montagne d'Or remis à la Collectivité Territoriale de Guyane

La Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) va rendre public un rapport sur la faisabilité économique et la crédibilité du projet minier de la Montagne d’Or. Ce rapport, nous vous en proposons la lecture. Des experts économiques indépendants et des universitaires français en sont à l'origine.

Le futur site industriel aurifère de Montagne d'Or en Guyane, en attente de validation. © AFP
© AFP Le futur site industriel aurifère de Montagne d'Or en Guyane, en attente de validation.
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le , mis à jour le
Alors que les compagnies minières internationales se bousculent pour investir en Guyane, la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) a confirmé le 29 mai son désir d’entrer, de façon minoritaire, au capital social des compagnies minières présentes en Guyane, contre la mise à disposition du foncier, c’est-à-dire des terrains miniers. Une marque de soutien qu’elle a proposé à Auplata, mais aussi à la Compagnie Montagne d’Or, porteuse du projet industriel aurifère dans l’Ouest guyanais. Selon nos informations, le président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), Rodolphe Alexandre, a pris connaissance jeudi matin à Paris du rapport "Projet minier de la Montagne d’Or, quelles réalités socio-économiques" (Lire et télécharger l'intégralité du document ci-dessous). Le rapport lui a été présenté par Philippe Chalmin, professeur d’économie à l’université Paris Dauphine et président fondateur de Cyclope qui réunit une centaine de spécialistes des matières premières.

Dans ses conclusions, le rapport souligne « l’urgence sociale en Guyane à laquelle répond le projet générateur de développement et de création d’emplois directs, indirects et induits. Montagne d’Or est un catalyseur de développement économique, de contenu local ». Tout en reconnaissant cependant : « L’impact environnemental d’un tel projet est indéniable ».


Cyclope égratigne le WWF

Plus que jamais, le rapport économique met en évidence l’opposition entre deux visions de la société. Les experts de Cyclope pointent ce qu’ils estiment être les contradictions de l’ONG écologiste WWF : "Il nous apparaît, en définitive, compréhensible que le WWF France appelle, sur le plan politique, à ce qu’un autre modèle de développement soit porté pour la Guyane, mais ceci ne semble pouvoir être légitimé par une analyse économique rigoureuse" selon les rédacteurs du rapport Cyclope. "À notre sens, reconnaître l’importance de lutter contre l’orpaillage illégal et s’y impliquer tout en s’opposant au développement d’une mine industrielle légale et satisfaisant donc à toutes les contraintes qu’impose le code minier français relève, pour le moins, d’une profonde contradiction".

"On peut, naturellement, suggérer, comme le fait le WWF France, qu’il serait préférable de soutenir d’autres secteurs d’activité que celui de l’or, et notamment le tourisme dont l’impact environnemental serait probablement plus faible. Ceci procède néanmoins d’un raisonnement politique et il importe alors de le présenter comme tel."

Bataille de chiffres 

La bataille pour ou contre le projet Montagne d'Or s'accompagne aussi d'une véritable guerre des chiffres et des éléments de language utilisés. Crédit d'impôts ou subventions ? Pour les rédacteurs du rapport Cyclope sur le projet guyanais : "Les avantages accordés par l’État ne sont en rien spécifiques au projet Montagne d’Or, mais s’appliquent, dans le cadre du dispositif du crédit d’impôt, aux investissements productifs neufs réalisés dans un département d'Outre-mer (Article 244 quater W du CGI)". En conclusion, les experts de Cyclope contestent la réalité des chiffres mis en avant par le WWF qui parle de "plus de 400 millions d’euros de subventions". Selon le rapport remis à la Collectivité Territoriale de Guyane, le crédit d’impôt en euros serait de 227 millions (177 millions d'euros selon la Compagnie minière). 



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