outre-mer
territoire

Un ressortissant français est mort de la peste à Madagascar

océan indien
Désinfection à Madagascar pour lutter contre la peste
l'épidémie de peste a débuté au mois d'août à Madagascar ©AFP
Un Français d’une quarantaine d’années a succombé à la peste pulmonaire samedi dernier à l’hôpital Be de Toamasina, au Nord-est de Madagascar. Depuis le début de l'épidémie en août, 107 personnes sont décédées.
Le ressortissant français résidait à Madagascar depuis plusieurs années. Selon Réunion 1ère. Il était restaurateur à Toamasina. "Son état était déjà grave lorsqu’il a été admis dans ce service. Il ne répondait plus au traitement", a affirmé le Dr. Raymond Rakotoarimanana, directeur régional de la Santé publique de la région d’Atsinanana, à L'Express de Madagascar.

Une mort foudroyante

L’homme est décédé quelques heures seulement après son admission aux urgences. Afin d’éviter la propagation de la maladie, son corps a été très rapidement enterré dans une fosse commune. Deux autres étrangers, un Seychellois et un Comorien, sont morts de la peste pulmonaire à Antanarivo. Le résident français décédé est quant à lui le douzième patient à succomber à la maladie à Toamasina.

Regardez le reportage de Réunion 1ère :
©la1ere


Plus de 100 décès depuis août

L’épidémie de peste revient chaque année à Madagascar, en général de septembre à avril. Mais cette année, elle a commencé dès le mois d'août et s'est propagée aux grandes zones urbaines. Selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 1000 cas ont été signalés et 300 ont été confirmés. L'épidémie continue de progresser : 107 victimes sont déjà répertoriées. En réaction, l’OMS a indiqué avoir envoyé 1,3 million de doses d’antibiotiques, ainsi que du matériel de désinfection et 150.000 équipements de protection.

La peste pulmonaire : la plus dangereuse

La bactérie de la peste, qui se développe chez les rats, est véhiculée par les puces. Chez l'homme, la forme pulmonaire de la maladie se transmet par la toux et peut être fatale en moins de 72 heures. Sa forme bubonique est moins dangereuse.
Publicité