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La Réunion : l'agresseur au couteau dans un commissariat maintenu en garde à vue

terrorisme
Police porte sécurité entrée commissariat Malartic Saint-Denis 021119
©Philippe Hoareau (Réunion la 1ère)
Une information judiciaire sera ouverte lundi contre l'auteur d'une agression au couteau au cri de "Allah Akbar" dans un commissariat de Saint-Denis de la Réunion, qui reste en garde à vue, a indiqué dimanche le procureur de Saint-Denis de la Réunion.
L'agresseur, âgé de 20 ans, a évoqué, lors de son audition, "une altercation avec son père", disant avoir agi pour "lui faire honte" et sachant que le fait de crier "Allah Akbar" serait médiatisé, a ajouté le procureur Eric Tuffery. "L'enquête permettra de mieux définir ses motivations", a-t-il souligné. 
  

Maintenu en garde à vue  

Le jeune homme est maintenu en garde à vue dans le cadre de l'enquête ouverte samedi pour "violence volontaire et apologie du terrorisme", a-t-il ajouté. "Une information judiciaire sera ouverte lundi", a déclaré Eric Tuffery sans plus de précisions. L'auteur de l'attaque devrait être déféré au parquet dans la journée de lundi.
    
Le parquet national antiterroriste (PNAT), basé à Paris et compétent pour toutes les infractions liées au terrorisme, ne s'est pour l'heure pas saisi de ce dossier.
 

Perquisition

Dans la nuit de samedi à dimanche, une perquisition a été menée au domicile de l'agresseur, situé à Saint-Denis de la Réunion. Son ordinateur et son téléphone portable ont été saisis, selon une source proche du dossier. A ce stade, aucun élément probant accréditant une éventuelle radicalisation n'aurait été découvert, affirme cette source, qui ajoute que l'homme était connu de la justice pour des faits de violences, mais qu'il ne faisait l'objet d'aucun signalement pour radicalisation.
 

Contexte tendu

Le père et plusieurs membres de la famille de l'agresseur vont être entendus par les enquêteurs. Cette attaque intervient quelques jours après la visite du président Emmanuel Macron à La Réunion et à Mayotte, marquée par des heurts dans un quartier de Saint-Denis de la Réunion et dans la ville du Port, entre quelques dizaines de manifestants et des forces de l'ordre.
    
Elle s'inscrit dans un contexte de menace terroriste constante en France depuis la vague d'attentats jihadistes sans précédent amorcée en 2015, dont une dizaine ont visé des forces de l'ordre. C'est en revanche la première fois qu'une agression de ce type se produit à l'intérieur d'un commissariat de La Réunion.
 
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