Salon de l'agriculture : la banane française se réinvente avec la "Pointe d'or"

agriculture
La Pointe d'Or se retrouve sur le stand des bananes françaises au Salon de l'agriculture
La Pointe d'Or se retrouve sur le stand des bananes françaises au Salon de l'agriculture ©La1ère
Présentée le 25 février au Salon de l’agriculture à Paris, la banane Pointe d’Or va faire son apparition dans les supermarchés de l’hexagone dès la semaine prochaine. Mais cette banane est un peu particulière.
 

"Naturellement naturelle"

Il s’agit de la première banane bio française. Pierre Monteux, directeur général de l’Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique (UGPBan) explique qu’il s’agit d’une "variété issue de croisements naturels".
 


Nouveauté gustative

Pour les producteurs, l’intérêt de la Pointe d’Or est d’apporter quelque chose de nouveau sur le marché de la banane." Il ne faut pas la considérer comme une banane classique, elle a son identité qui lui est propre", ajoute Pierre Monteux. Plus petite, avec une peau plus épaisse, elle se distingue de la traditionnelle "Cavendish", produit phare de la filière de la banane française.
Des visiteurs attendant de goûter la banane Pointe d'Or
©La1ère

Mais sur les étals du Salon de l’agriculture, si la Pointe d’Or "marche très bien" selon le producteur David Timoleon, "les gens préfèrent acheter la cavendish à laquelle ils sont habitués, et qui est moins chère". La Pointe d’Or a toutefois attiré de nombreux visiteurs.

Le reportage de Tiziana Marone :

La banane Pointe d'Or officiellement présentée

La Pointe d'Or
La Pointe d'Or ©La1ère


Et pour la suite ? 

"Nos producteurs sont volontaires", affirme Pierre Monteux. Pour l'instant, six producteurs antillais cultivent cette banane, destinée exclusivement à être exportée dans l'Hexagone. Mais il ajoute qu'il est "trop tôt pour se fixer des objectifs aujourd'hui", il faudra attendre les retours des consommateurs pour faire des premières estimations. Les producteurs sont optimistes.
 
©Kessi Weishaupt, Leila Zellouma, Gilles Mazaniello, Nicole Coisman, Erwan Mirabau

 
Quelques chiffres
  • Cette année, entre 1 500 et 2 000 tonnes de bananes seront produites
  • Le but est d’en exporter 1 000 tonnes
  • La production couvrira 35 hectares, dont 20 en Martinique et 15 en Guadeloupe
  • Cela reste une part minime de la production de bananes antillaises
  • Au total, 200 000 tonnes de bananes sont produites, dont 160 000 exploitables
  • Majoritairement exportées, seules 6 000 tonnes de bananes sont vendues aux Antilles