Séismes aux Antilles : le risque du "Big one" [DECRYPTAGE]

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La Guadeloupe et la Martinique sont les seules régions françaises classées en zone rouge : zone sismique maximale. Les Antilles sont-elles prêtes à faire face à un séisme majeur ? Pas tout à fait. Regardez ce décryptage Outre-mer 1ère/France Ô pour franceinfo.

C’est l’un des plus grands dangers qui menace les Antilles : le fameux "big one", autrement dit un tremblement de terre de très forte magnitude ! Un scénario envisagé pour la Guadeloupe et la Martinique, seules régions françaises classée en zone rouge : Zone sismique maximale. Dans cette partie du monde, plus de 480 secousses ont été  enregistrées en un semestre rien que cette année.

D’où viennent ces secousses ?

Tout se passe à des kilomètres sous terre. Deux  plaques, Amériques et caraïbes rentrent en conflit. La plaque américaine plonge sous la plaque caribéenne et donc sous les Antilles. Parfois, ce frottement peut donner lieu à des tremblements de terre très profonds, Ce fut le cas à la  Martinique en 2007. Bilan : un mort.

En Guadeloupe en 2004. Un tremblement de terre de magnitude 6.3 réveille les habitants des Saintes.  Maison et église détruites, routes coupées. Heureusement, Le séisme a lieu un dimanche, peu après 7h30. Bilan : un mort.

Le plan séisme

Un plan séisme est donc mis en place. Des kits de survie font leur apparition, des exercices de simulations sont organisés un peu partout, et la décision de renforcer le bâti existant, est prise.

Un travail de titan, loin d’être achevé. Pour vous donner une petite idée, seule 5% des écoles aux Antilles ont vu leur structure renforcée, de nombreux autres chantiers sont encore à l’étude. Le coût total des travaux est estimé au bas mot à 6 milliards d’euros. Mais cet argent, on ne l’a pas. Pourtant le risque est bien réel.

Des milliers de morts au 19ème siècle

Aux Antilles, au 19ème siècle, un séisme supérieur à huit a fait des milliers de morts. Si cela devait se reproduire, la population devra s’attendre à des secousses  30 fois plus importantes que celles subies dans les années 2000. Les dégâts seraient alors considérables. Sans compter qu’un fort séisme peut aussi provoquer un tsunami. Mais ça… c’est une autre histoire.