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Surf : la candidature de Tahiti sera-t-elle validée ce jeudi par le Comité d'organisation des JO 2024 ?

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La vague de Teahuopoo
La vague de Teahuopoo ©brian bielmann / AFP
Cela fait des mois que l’on se demande si Tahiti accueillera ou pas l’épreuve de surf des JO en 2024. Le suspense pourrait prendre fin ce jeudi 12 décembre lors de la réunion du conseil d’administration du Comité d'organisation des JO (COJO), mais ce n'est pas sûr.
 
En Polynésie, le gouvernement local y croit ferme. Edouard Fritch, le président, s’est rendu à Paris en juin dernier au siège du COJO (Comité d'organisation des JO) pour plaider la cause de Tahiti face à un Tony Estanguet très à l’écoute. Le 7 octobre, le porte-parole du gouvernement de la Polynésie Jean-Christophe Bouissou est venu remettre en mains propres le dossier de candidature des épreuves de surf des JO 2024 de la Polynésie.
 
Edouard Fritch et Teva Rohfritsch reçus par Jean Castex et Tony Estanguet
Edouard Fritch et Teva Rohfritsch reçus par Jean Castex et Tony Estanguet ©PF

Les efforts de la Polynésie seront-ils récompensés ? Tony Estanguet, président du COJO,  réunit ce jeudi 12 décembre dans la matinée son conseil d’administration composé d’une cinquantaine de personnes. "Si une majorité se dégage clairement en faveur de la candidature de Tahiti, une décision sera prise. Mais si le sujet ne fait pas assez consensus, la décision sera reportée" explique à Outre-mer la 1ère un responsable du COJO.  
 

►Une candidature évidente

Pour le gouvernement de la Polynésie française, la candidature de Tahiti est une évidence. Dans un communiqué, le gouvernement local insiste : 

Terre d’origine et berceau de la discipline, le surf fait partie intégrante de l’ADN du territoire et des Polynésiens dont le symbole le plus connu dans le monde entier est le site mythique de Teahupoo


►Un candidature qui séduit

Du côté du gouvernement français, la candidature séduit. Le 12 aout 2019, de passage à Lacanau, l’un des sites en concurrence avec Teahupoo, la ministre des Sports Roxana Maracineanu déclarait :

On veut que ces jeux aient un parfum de Jeux olympiques et pas forcément d'étape de compétition déjà existante. Et on aussi envie d'associer les territoires d'Outre-mer à ces aventures des Jeux olympiques.

On peut difficilement faire plus clair.  
Roxana Maracineanu
Roxana Maracineanu ©KARINE PIERRE / HANS LUCAS


►Cinq sites candidats

Tahiti et sa vague mythique de Teahupoo ont donc de bonnes chances de l’emporter face à quatre adversaires très motivés. Il s’agit de Hossegor-Seignosse-Capbreton (Landes), de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), de Lacanau (Gironde), associée à Bordeaux-Métropole et enfin du site breton de La Torche (Finistère). Outre-mer la 1ère a fait le tour de tous ces sites. 
 

►Vagues garanties mais éloignées

Le site de Teahupoo fait figure de favori car au mois d’aout, les vagues y sont garanties. Mais l’éloignement de Tahiti situé à 15 000 km de l’Hexagone peut sérieusement mettre à mal la candidature polynésienne. A Biarritz, on s'offusque de cette distance pour valoriser les atouts du "berceau du surf en Europe". Le site se situe à proximité en train ou en avion "des lieux névralgiques des Jeux et de Paris" souligne Laurent Ortiz, adjoint au maire de Biarritz, chargé du surf.

Tony Estanguet assure que rien ne sera laissé au hasard et que le conseil d'administration "n'est pas obligé de prendre une décision" cette semaine. Dans l’Express, il déclarait :

Tous les critères de l'Agenda-2020 sont au cœur de notre grille d'évaluation pour Tahiti : coût, environnement ou encore les aspects sportifs. Donc si jamais c'est ce choix-là qui est retenu, il aura été passé au crible de ces questions.


L’épreuve de surf fera partie des nouveautés aux JO de Tokyo en 2020. En 2024, Paris prendra la suite puis Los Angeles, la Mecque des surfeurs. 
 
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