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Tuerie de la préfecture : pas de connaissance "à ce stade" d'une cellule autour de Mickaël Harpon, selon le secrétaire d'Etat à l'Intérieur

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Devant la préfecture de police de Paris, le 3 octobre 2019. ©Julien Mattia / ANADOLU AGENCY / AFP
Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez a déclaré dimanche ne pas avoir connaissance "à ce stade" de l'existence d'une cellule autour de Mickaël Harpon, le tueur de la préfecture de police. Il a toutefois concédé ne pas savoir à quelles données cet informaticien a pu avoir accès.
"L'enquête va se poursuivre pour déterminer l'ensemble de ses contacts mais à ce stade, ce que je peux vous dire au vu des informations qui sont les miennes et en se référant à ce qu'a dit le procureur national antiterroriste, on ne peut parler de l'existence d'une cellule", a déclaré le secrétaire d'Etat à l'Intérieur sur BFMTV.  
             
Employé comme informaticien au sein du service de renseignement de la préfecture (DRPP), Mickaël Harpon a été abattu dans la cour de la préfecture de police jeudi après avoir poignardé à mort quatre fonctionnaires en l'espace de sept minutes. Le Martiniquais a été présenté samedi par le chef du parquet antiterroriste, Jean-François Ricard, comme un homme adhérant à l'islam radical et fréquentant des personnes susceptibles d'appartenir à la mouvance salafiste.
           
"Nous ne savons pas les informations auxquelles il a eu accès. Pour l'instant nous n'avons pas de raison de penser qu'il a pu transmettre des informations", a déclaré M. Nuñez. "Il faut qu'on y voit clair le plus vite possible là-dessus", a assuré le secrétaire d'Etat. Malgré les critiques, M. Nuñez a écarté l'hypothèse d'un rapide changement à la tête de la DRPP ou d'une réforme de ce service susceptible d'être intégré à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). "Pour l'instant, ce genre de questions ne se pose pas. La priorité, c'est l'investigation", a affirmé celui qui dirigea la DGSI de 2017 à 2018. "S'il y a eu des dysfonctionnements, il y aura des sanctions", a-t-il cependant promis.  
             
A l'occasion du Livre blanc qui sera lancé le 14 octobre, prélude à une future loi d'orientation et de programmation sur la sécurité intérieure, "on va passer l'organisation des services au peigne fin", a déclaré Laurent Nuñez. Il a enfin balayé les critiques de l'opposition et les appels à la démission visant Christophe Castaner : "Nous agissons au quotidien pour déjouer les attentats et c'est notre priorité sur cette affaire", affirmant que leurs détracteurs ne "sont pas qualifiés pour nous donner des leçons". 
 
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