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Un employé municipal, originaire de Martinique, poursuit le maire de Boulogne pour harcèlement

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Thierry Surin
Thierry Surin ©France Ô
Thierry Surin, employé de Boulogne-Billancourt poursuit deux de ses supérieurs hiérarchiques et le maire de la ville pour harcèlement et discrimination. L'affaire a été portée devant le tribunal de Nanterre (92) ce lundi.
Thierry Surin et ses employeurs se sont retrouvés ce lundi 7 mars à la 17e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre. Cet employé municipal avait porté plainte contre deux de ses supérieurs hiérarchiques et contre le maire de Boulogne-Billancourt pour harcèlement moral et discrimination.
 

Des congés qui font débat

Selon Me Philippe Missamou, avocat de Thierry Surin, l'employé de la mairie depuis 32 ans vivait un enfer à  son travail: humiliations, conditions de travail dégradantes, absence de promotion, retenues arbitraires sur salaires… la liste est longue. Mais ce sont surtout les congés refusés aux dates demandées qui suscitent le débat, même si Thierry Surin a reconnu avoir toujours pu bénéficier de ses congés bonifiés. "Nous avons une trentaine d'attestations de personnes qui reconnaissent que Thierry Surin est victime de harcèlement", a assuré néanmoins l'avocat devant les caméras de France Ô.
 

"Des actes motivés par un pouvoir de direction"

Une version totalement réfutée par la défense. Me Mickaël Goupil est l'avocat des deux supérieurs de Thierry Surin et de Pierre-Christophe Baguet, le maire Les Républicains de Boulogne-Billancourt. Si ce dernier ne nie pas la souffrance de Thierry Surin, il estime "qu'elle ne constitue pas une cause de harcèlement moral au sens juridique du terme".
"Un agent peut tout à fait ressentir des actes comme du harcèlement moral alors qu'au sens juridique du terme, ces actes sont motivés par un pouvoir de direction et ne relèvent pas du tout de ce délit".
 
 

Une affaire classée sans suite une première fois

Ce n'est pas la première fois que l'agent municipal se tourne vers la justice. Une première plainte en 2014 n'a pas été retenue par manque de preuves. Des preuves qui font à nouveau défaut dans ce dossier. L'avocat des prévenus a demandé la relaxe ainsi qu'une condamnation à l'encontre de Thierry Surin pour recours abusif à une décison de justice. Le jugement sera rendu le 4 avril.
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