Une attaque terroriste à Nice a fait plusieurs dizaines de morts

faits divers
Attaque criminelle à Nice le 14 juillet 2016
Attaque criminelle à Nice le 14 juillet 2016 ©AFP
Une attaque terroriste a fait au moins 80 morts,  à Nice jeudi soir après qu'un camion blanc, dont le chauffeur a été abattu, a foncé dans la foule sur la Promenade des Anglais, a déclaré le sous-préfet des Alpes-Maritimes. Le chef de l'Etat s'est exprimé dans la nuit.
L'attaque, survenue au moment où avait lieu le feu d'artifice du 14 juillet, a fait "peut-être une centaine de blessés", a ajouté Sébastien Humbert, le sous-préfet des Alpes maritimes. La préfecture avait auparavant évoqué une attaque "terroriste", et conseillé aux habitants de la ville de rester cloîtrés. Le conducteur du camion blanc qui a foncé dans la foule a été abattu. 

 

Les secours, Promenade des Anglais à Nice
Les secours, Promenade des Anglais à Nice ©Valery Hache/ AFP

Cellule de crise

Le président François Hollande, qui se trouvait à Avignon, rentre à Paris, où il se rendra directement à la cellule de crise mise en place au ministère de l'Intérieur, a indiqué l'Elysée à l'AFP. "Le président s'est entretenu avec le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Il rentre à Paris et se rendra directement place Beauvau à la cellule de crise", a-t-on précisé de même source.
 

Premières réactions

Face à l'horreur de cette attaque, des politiques d'Outre-mer ont très rapidement réagi. Karine Claireaux, sénatrice de Saint-Pierre et Miquelon, Hélène Geoffroy, secrétaire d'Etat à la ville, Ericka Bareigts, secrétaire d'Etat à l'égalité réelle et Samia Badat-Karam, adjointe au maire du 16e à Paris, ont fait part de leur immense douleur en ce 14 juillet endeuillé par ces dizaines de morts. 

 

 

Intervention de François Hollande

Le chef de l'Etat, François Hollande, s'est exprimé un peu avant 4 heures du matin pour confirmer qu'il s'agissait bien d'une attaque terroriste. "Nous déplorons 77 victimes dont plusieurs enfants", a déclaré le chef de l'Etat. Il annonce la mobilisation de la "réserve opérationnelle" pour soulager les forces de l'ordre et annonce que "l'Etat d'urgence, qui devait prendre fin le 26 juillet, sera prolongé de trois mois". Ci-dessous l'intervention de François Hollande.