publicité

Vale espère trouver un partenaire pour son usine calédonienne de nickel

La compagnie minière brésilienne Vale a l'intention de conclure un accord avec un partenaire pour ses opérations minières et industrielles en Nouvelle-Calédonie (VNC). La société précise toutefois que pour l'instant, elle ne sait pas si elle réussira, rapporte le Métal Bulletin.

Usine de nickel du Sud (VNC) en Nouvelle-Calédonie © AFP
© AFP Usine de nickel du Sud (VNC) en Nouvelle-Calédonie
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le , mis à jour le
L’avenir de l’usine de Sud s’éclaircit avec la forte demande en sulfates de nickel et en cobalt pour les batteries des véhicules électriques dont la demande devrait exploser dans les prochaines années. Les produits de Vale en Nouvelle-Calédonie sont parmi les plus purs au monde et la rentabilité de l'usine s'est fortement améliorée.

"C'est un processus complexe que nous sommes en train de réaliser" 
  
"Nous cherchons un partenaire, mais il est encore impossible de dire maintenant si nous réussirons ou non. C'est un processus complexe que nous sommes en train de réaliser », a déclaré le Président directeur général de Vale, Fabio Schvartsman, lors d'une conférence téléphonique le jeudi 26 octobre. M. Schvartsman était interrogé par ses investisseurs et par Danielle Assalve correspondante au Brésil du Métal Bulletin de Londres.

Les négociations avancent
M. Schvartsman a ajouté que "Vale est actuellement en pourparlers avancés avec plusieurs acheteurs potentiels pour une prise de participation dans VNC", sans divulguer plus de détails car les négociations restent confidentielles.

Cependant, un certain nombre d'entreprises chinoises, y compris Gem Co, basée à Shenzhen, sont parmi celles qui sont en discussions avec Vale, rapporte le Métal Bulletin.

Trouver un partenaire pour VNC est "la meilleure voie pour tous", a poursuivi M. Schvartsman. Toutefois, Le PDG de Vale est resté prudent, soufflant le chaud et un peu le froid. "Mais si nous n'arrivons finalement pas à trouver un partenaire, nous devrons faire face à la réalité, à savoir que cette opération (Vale Nouvelle-Calédonie ndlr) est lourde pour le groupe", a ajouté le PDG.

M. Schvartsman a choisi de ne pas discuter plus longtemps de la fermeture de VNC, mais a indiqué encore "que lorsqu'une opération ne produit pas de résultats positifs pendant une longue période, cela conduit naturellement à se demander si cela vaut la peine de la maintenirCe questionnement, nous l’assumerons si nous ne pouvons pas trouver le partenaire que nous recherchons", a déclaré M. Schvartsman de façon quelque peu évasive, avant d’ajouter… "Mais notre préférence évidente est de trouver un partenaire, car fermer [VNC] n'est bon pour personne".

Performance en nette amélioration
Le Métal Bulletin précise que la performance de VNC s'est bien améliorée au cours des derniers trimestres, mais l'exploitation présenterait encore un résultat avant intérêts, impôts et amortissement (Ebitda) négatif de 7 millions de dollars au troisième trimestre de cette année. Une perte bien moindre que lors des précédents exercices et qui correspond aux gains de productivité réalisés par les mineurs et métallurgistes calédoniens et à la reprise des cours du nickel.

Le groupe minier brésilien Vale a réalisé un bénéfice global en forte hausse au troisième trimestre grâce à une baisse des coûts et une amélioration des cours des métaux ainsi que des prix de ventes, a indiqué Vale, jeudi dans un communiqué. Le bénéfice net du premier producteur mondial de fer et de nickel s'est élevé à 2,23 milliards de dollars sur la période allant de juillet à septembre, contre à peine 16 millions le trimestre précédent et 575 millions un an plus tôt, a précisé Vale, dont le siège est situé à Rio de Janeiro.

Le coût de la production du nickel chez VNC est tombé à 9.841 $ la tonne au troisième trimestre de 2017, comparativement à 12.425 $ la tonne un an plus tôt et à 11.222 $ la tonne au deuxième trimestre de cette année. Le cours moyen du nickel sur les trois derniers mois est supérieur au coût de production de l'usine.

Analyse experte
« La fermeture de VNC a une très faible probabilité à ce stade. Le marché s’accorde sur des besoins de sulfate de nickel importants pour les prochaines années avec le grand marché des batteries des véhicules électriques. En outre, je ne crois pas que VALE veuille engager sa réputation avec une sortie brutale de la Nouvelle-Calédonie. En revanche, la solution passe par des débouchés stables, une rentabilité acceptable et une production de qualité » estime Jean-François Lambert, expert des métaux industriels et membre du cercle Cyclope sur les matières premières.

Sur le même thème

ECOUTER    VOIR    S'INFORMER   Partout et à tout moment
Mobile devices
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play