VIDEO. À la 1ère page : Gaël Octavia

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A la 1ère page est le nouveau programme littéraire du portail des Outre-mer. Gaël Octavia, écrivaine martiniquaise, a accepté de jouer au jeu des questions réponses pour le premier numéro. Joël Cimarron a créé pour nous son avatar. Découvrez Gaël Octavia différement grâce A la 1ère page.

Le résumé du livre La bonne histoire de Madeleine Démétrius de Gaël Octavia, dans la Collection Continents noirs, aux Éditions Gallimard :

Qu'était-il donc arrivé à Madeleine Démétrius, la Mulâtresse, "fille de médecin, médecin elle-même, bien mariée, légitime", qui méritât que l'on en fasse un livre ?
Pour la narratrice, Martiniquaise à l'enfance- pauvre venue s'exiler à Paris, mère célibataire vivant de chick lit, ces retrouvailles sont surtout l'occasion de démêler les fils d'une amitié brisée et d'exhumer de douloureuses questions enfouies, non sans de grandes bouffées d'ironie et de bonheur…


L'auteur : Gaël Octavia

Gaël Octavia évoque son dernier roman. Nous dévoile quelques facettes de sa personnalité en répondant aux questions posées par son avatar. Elle nous offre également quelques images personnelles.

Retrouvez tous les épisodes de la nouvelle émission littéraire, en cliquant sur le titre : A la 1ère page

Réalisation : Jean-Luc Benzimra
Graphisme et Animation : Joël Cimarron
Copyright France Télévisions 2021

Lecture d’un extrait de la 1ère Page

Mon amie Madeleine m’a demandé d’écrire son histoire. Elle m’a téléphoné et m’a lancé, de but en blanc, qu’elle allait me raconter quelque chose et que j’allais en faire un livre.

D’abord, j’ai pensé : mon amie me demande de raconter son histoire. J’ai souri : mon amie sollicite mes compétences d’écrivaine, mon amie reconnaît mon talent. Puis je me suis rappelé : Madeleine n’est pas mon amie. Pas à proprement parler. Elle l’a été, au lycée. Elle ne l’est plus. Aujourd’hui, ça fait à peu près vingt ans que je n’ai plus revu Madeleine volontairement. Au plus nous croisons-nous par hasard au supermarché ou dans une rue de Fort-de-France quand j’y fais un saut. Vingt ans que Madeleine s’intéresse peu à ma vie, comme moi à la sienne. Nous ne sommes amies qu’au sens prêté à ce terme par les réseaux sociaux.