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Visite discrète du Rassemblement National en Martinique

Jordan Bardella, tête de la liste du Rassemblement national aux européennes, et deux de ses colistiers, ont mené une campagne discrète lors de leur visite en Martinique, où ils ont évoqué notamment les questions agricoles, a constaté l'AFP. 
 

Jordan Bardella, tête de la liste du Rassemblement national aux européennes © Yann Castanier / Hans Lucas
© Yann Castanier / Hans Lucas Jordan Bardella, tête de la liste du Rassemblement national aux européennes
  • La1ère (avec AFP)
  • Publié le
Ils ont fait le tour des médias mais n'ont autorisé personne à suivre leurs visites sur le terrain. La Martinique n'a jamais réservé un bon accueil au Rassemblement national. Chaque fois qu'ils ont tenté l'escale, les élus frontistes se sont heurtés à la colère de manifestants venus les chasser. Marine Le Pen n'avait recueilli que 10,9% des voix au premier tour de la présidentielle en 2017.
Mais pour la Guadeloupéenne Christiane Delannay Clara, colistière, cette nouvelle visite qui s'est déroulée dans le calme est encourageante, a-t-elle dit à la presse: "le Rassemblement national, c'est important qu'il ait droit de cité partout, parce que c'est un parti comme les autres qu'on a diabolisé. Ce qu'il y a de bien maintenant c'est que les gens s'aperçoivent que Marine Le Pen dit tout haut ce que beaucoup de gens pensent tout bas", a affirmé Mme Delannay.
 

"On veut que l'Outre-mer ait un vrai poids politique"   

La délégation a répété l'attachement de Marine Le Pen aux Outre-mer et plus encore à la Martinique dont est originaire la marraine de sa fille, Huguette Fatna, conseillère régionale RN en Ile-de-France. Pour André Rougé, autre colistier, "on veut que l'Outre-mer ait un vrai poids politique, soit connue et reconnue complètement, qu'on puisse avoir une vision à 15 ou 20 ans, qu'on puisse redévelopper l'économie". 
    
La délégation a rencontré des apiculteurs, des maraichers et des planteurs de bananes et de cannes. Des échanges au cours desquels ils ont pu revenir sur les questions du chlordécone et du glyphosate, mais aussi sur des sujets plus économiques comme la PAC et les subventions européennes.  
    
"La suppression des quotas sucriers, l'abaissement des quotas sur les bananes notamment, dont l'Union Européenne a une responsabilité, a créé des situations parfois insoutenables pour un certain nombre d'agriculteurs", a expliqué Jordan Bardella.
 

On est venu leur dire que nous on défend le protectionnisme, le patriotisme économique c'est-à-dire la priorité pour leurs produits dans la commande publique. 
Jordan Bardella 

    
Un aspect du programme du RN que développera Jordan Bardella en Guadeloupe lors d'un meeting ce week-end. Le seul de sa tournée ultramarine.
 

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