WEBSERIE. La flamme de l'égalité, un concours pour comprendre l'esclavage - Partie 1/2

histoire
WEBSERIE. La flamme de l'égalité, un concours pour comprendre l'esclavage
©France Télévisions

Découvrez comment ont travaillé des élèves du primaire et du secondaire avec l’aide de leurs enseignants dans le cadre du concours « La flamme de l’égalité ». Le thème de cette année était : «Esclavage et traites, des crimes contre l’humanité ». Voici les 10 premiers films. 

 

Pour la 6ème édition du concours national La Flamme de l’égalité, les enseignants du primaire et du secondaire étaient invités à mener avec leurs élèves une réflexion et à réaliser un projet sur l'histoire des traites et des captures, sur la vie des esclaves et les luttes pour l'abolition, sur leurs survivances, leurs effets et leurs héritages contemporains.

Cette année, le concours marque un anniversaire crucial : celui des 20 ans de la loi Taubira. Adoptée au Parlement le 10 mai 2001, cette loi tend à la reconnaissance des traites et de l'esclavage en tant que crime contre l'Humanité. C'est pourquoi, le thème annuel de la Flamme de l’Egalité s’intitule : «Esclavage et traites, des crimes contre l’humanité »

Une équipe de tournage a pu suivre la genèse de plusieurs de ces projets en immersion dans les classes avec les enseignants et les élèves. 

Une histoire, des histoires ignorées
Aix-en-Provence, lycée polyvalent Emile Zola, classe de 2nde pro AETA)

Le thème de l’esclavage et de la traite comme crime contre l’Humanité a rendu prolifiques les élèves de Monsieur Louiba en termes de création. Plusieurs ateliers prennent vie : l’écriture d’un discours relatif à l’esclavage qui est mis en voix, une chorégraphie réalisée par quelques élèves et un montage son avec des ombres chinoises qui retrace l’histoire des naufragés de l’île de Tromelin.

 

Journal intime d’Alpha, esclave au XVIIIème siècle

Aix-en-Provence, collège de la Chesneraie, classe de 4ème

Accompagnés de leur professeure Isabelle Masson, les élèves ont eu l’idée de créer un carnet de bord, celui d’un esclave qui s’appelle Alpha et qui arrive sur une plantation à Saint- Domingue. Il y raconte sa vie quotidienne. Les jeunes plongent aussitôt dans l’écriture d’un journal intime. Raconter les lieux, les ambiances, les sensations, ses émotions, son quotidien, c’est l’enjeu de ce carnet de bord. Aborder la dimension humaine à proprement parler. 

 

Du slam multilingue pour dire l’esclavage
Arles, collège Ampère, classe de 3ème5

Aux côtés de Sancho, un parolier slameur qui a déjà collaboré avec Grand Corps Malade, les élèves apprennent à devenir slameur et à écrire. Pour donner une dimension universelle à ce travail, Cynthia Maltagliati, leur professeure, a souhaité décliner ces textes en différentes langues, pour respecter les nombreuses origines de ses élèves : espagnole, italienne, arabe, anglaise, créole. Tous ces propos sont ensuite « mis en corps, mis en danse » par Lise de Luca, la professeure d’EPS, qui leur transmet l’appropriation des émotions par le corps.

 

Des cours élémentaires

Baie-Mahault, école élémentaire Louis Andréa, classe de CM2

Les jeunes de la classe de CM2 de Marie-Claude Tondu se sont lancés dans la scénarisation théâtrale du roman Léon. Atelier théâtre, répétition, écriture, les enfants sont immergés dans l’histoire de ce petit Léon qui raconte ce qie signifiait être noir dans les années quarante et cinquante.

 

Un crime contre l’humanité, ce koi ? 
Bourg-les-Valence, lycée les trois sources, classe de terminale G4

Le projet des élèves de Stéphanie Nersessian est un diaporama qui s’attachera à cerner le concept de crime contre l’Humanité. «Un concept qui a été non seulement très tardivement défini mais surtout appliqué à l’esclavage et à la traite». Une lenteur inconcevable pour ces jeunes pour qui 20 ans semblent être une «éternité» et pourtant si proches pour des horreurs établies. 

 

Un mémorial de l’esclavage, c’est possible

Chennevières-sur-Marne, collège Nicolas Boileau, classes de 4ème1 et 4ème4

Encadrés par leur professeure Giovanna Borie et par Camille Miranda Baptista, documentaliste, les élèves ont travaillé pour réaliser une exposition-hommage aux millions de victimes qui ont été mises en esclavage durant tant de siècles. Tour à tour historien ou conservateur de musée, voire parfois journaliste, les 4ème impliqués dans le concours ont endossé les rôles pour accumuler les connaissances nécessaires à l’élaboration de leur Mémorial. 

 

Bélé : son et danse venus de l’esclavage

Fort-de-France, lycée Bellevue, classe de 2nde

Valérie Sidoine dispense des cours d’histoire-géographie au lycée Bellevue de Fort-de-France. Avec des jeunes scolarisés en classe de Seconde, encadrés dans un atelier par le percussionniste Daniel Dantin et la professeure de musique Giliane Coquille, ils ont tout naturellement choisi de mettre à l’honneur une tradition martiniquaise intrinsèquement liée à l’esclavage.

 

L’esclavage, premier commerce mondialisé

Fougères, lycée Jean-Baptiste le Taillandier, classe de 4èmePP

Les élèves de Fabien Prugne vont réaliser une vidéo qu’ils présenteront comme projet final. Pour cela, plusieurs ateliers sont mis en place dans l’établissement et au sein de la forêt de Fougères : réalisation d’une fresque sur le commerce triangulaire par les élèves sur un mur de l’établissement, initiation de Batucada (un genre musical brésilien) menée par Jonathan Ardy et la simulation de la capture de Zumbi Dos Palmares, une figure historique de la lutte contre l’esclavage au Brésil, filmée par la caméra d’Aurore Patris. 

 

1849, année zéro en Guadeloupe

Les Abymes, microlycée de la Guadeloupe, classe de 1ère

Aux Abymes, le micro-lycée accueille des élèves âgés de 18 à 26 ans. Puisque les élèves sont tous originaires de différents lieux de Guadeloupe, ils ont rapporté des histoires liées à l’esclavage et endémiques des sites de l’île. Ils créent un diaporama qui raconte l’année 1849 en Guadeloupe : « Cette année zéro pour les esclaves devenus libres ». Parmi les événements majeurs dans l’histoire locale, ils s’attarderont sur la mare au Punch.

 

Gospel, un écho de l’esclavage

Lesneven, Ireo de Lesneven, classe de 2nde pro

Pierre Jaffres enseigne au sein d’une Maison Familiale Rurale située au nord du Finistère, à la pointe bretonne. Il propose à ses élèves de Seconde professionnelle de participer au concours. Rendre hommage, ne plus ignorer l’histoire, les élèves de cette seconde agricole le réalisent à travers l’étude et l’enregistrement d’une worksong. 

 

Production : Eclectic
Auteur/ Réalisateur : Jean-Luc Orabona
D'après une enquête d'Estelle Moalic

2021

Le concours national La Flamme de l’égalité

Organisé par les Ministères chargés de l’Éducation nationale, de la Citoyenneté et des Outre-mer, la Délégation Interministérielle à la Lutte contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) et la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, ce concours national émane d’une proposition originale du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, conseil du gouvernement instauré à la suite de la loi du 21 mai 2001. 

Par l’éducation, la recherche, l’enseignement, les patrimoines, la transmission, et en combinant les disciplines, le concours aspire à conforter la construction d'une mémoire collective autour de valeurs partagées, afin d'étayer le sentiment d’une appartenance commune et d’enrichir la mémoire nationale. 

 

Le site du concours à découvrir ICI