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Le PDG de Vale songerait à fermer son usine de nickel en Nouvelle-Calédonie

Le site d’informations de l’industrie et du marché londonien des métaux, Metal Bulletin, reprend une note financière de Citi qui évoque des propos du PDG de Vale. Il n'y aurait rien de bon pour l’usine du grand Sud.

L'usine de VALE sur le site de Goro dans le sud de la Nouvelle-Calédonie © NC 1ère
© NC 1ère L'usine de VALE sur le site de Goro dans le sud de la Nouvelle-Calédonie
  • Par Alain Jeannin
  • Publié le , mis à jour le
Les mots auraient été prononcés durant la grande conférence annuelle organisée au Brésil par la banque d’investissements américaine Citi. Selon une note destinée aux analystes et aux investisseurs, le nouveau PDG de la multinationale minière brésilienne Vale, Fabio Schvartsman, envisage de quitter la Nouvelle-Calédonie.
 

Prudence

La note d’analyse de Citi, reprise par une dépêche du Metal Bulletin de Londres, indique que, selon le PDG de Vale, l’usine Goro nickel (VNC) du grand Sud de la Nouvelle-Calédonie "devra fermer". La traduction, faite par un analyste français du site d’informations londonien, ne semble pas laisser de place au doute. Le PDG de Vale aurait bien déclaré : « L’usine de Nouvelle-Calédonie a consommé 1,3 milliard de dollars sur trois ans et doit être fermée »


Réévaluer ou fermer ?

Au Brésil, le service communication de Vale se refuse à tout commentaire, renvoyant vers la direction de la branche nickel qui se trouve à Toronto au Canada. Dans le communiqué qu'il a adressé, Cory McPhee, responsable de Vale à Toronto précise : « Nous ne commenterons pas l’information reprise par le Metal Bulletin. Vale passe en revue tous ses actifs et opérations avec une attention particulière pour les actifs à faible rendement. Le prix du nickel stagne autour de 9.000 dollars sans indication de reprise à court terme. Cela nous contraint à réévaluer toutes les activités dans le nickel, y compris nos opérations en Nouvelle-Calédonie qui continuent à perdre de l’argent ».

Décision réelle ou simple bluff de la part de Vale ? Quoi qu'il en soit, il n’est pas si simple de fermer une usine en Nouvelle-Calédonie. Pour le moment, aucun calendrier, aucune date n’a été arrêtée.
Vale Nouvelle-Calédonie compte plus de1000 salariés directs. La société fait également travailler 70 entreprises sous-traitantes intervenant sur son site industriel. 

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