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Un jeune policier guyanais met fin à ses jours avec son arme de service à Fleury-Mérogis

  • Par Laura Philippon
  • Publié le , mis à jour le

Un jeune policier, originaire de Guyane, s’est suicidé lundi 1er aout à son domicile de Fleury-Mérogis. Il était sorti de l’école de police en juin dernier. L’association GPX Outremer déplore un manque d’accompagnement des jeunes policiers à leur arrivée en métropole.

© CITIZENSIDE/ALEXIS KRALAND / CITIZENSIDE.COM
© CITIZENSIDE/ALEXIS KRALAND / CITIZENSIDE.COM
Agé d’une vingtaine d’années, Anthony C. a mis fin à ses jours avec son arme de service, lundi 1er aout, sur le parking de son domicile de Fleury-Mérogis.
Il aurait expliqué son geste et son mal-être dans une lettre. Ce jeune policier, père d’un enfant, était sorti de l’école de police de Nîmes, en juin dernier.

Un éloignement difficile à vivre

Selon Le Parisien, la thèse de l’acte désespéré ne faisant aucun doute, le médecin légiste n’a pas émis d’obstacle médico-légal et le corps va être rendu à la famille sans autopsie.

Originaire de Guyane, le fonctionnaire avait été affecté à la brigade de roulement de la police du commissariat de Corbeil-Essonnes.

"L’éloignement du département d’origine est directement lié au mal-être de ces jeunes fonctionnaires, explique Jimmy Terrine, président de l’association GPX Outre-mer, joint par La1ère.fr. En avril déjà, un jeune policier guadeloupéen s’était suicidé au dépôt de Paris".

Mieux encadrer les jeunes dès l’entrée en école de police

"Lorsque les jeunes ultramarins décrochent leur concours pour venir en école de police en métropole, ils ne s'attendent pas à vivre des moments aussi difficiles. Ils ne sont pas suffisamment préparés à l’éloignement et aux conditions de travail compliquées dans le contexte actuel de menace terroriste où les policiers sont très sollicités. Leurs missions sont épuisantes, et ils n’ont pas leur proches pour se ressourcer", poursuit Jimmy Terrine qui a déjà alerté les parlementaires ultramarins sur cette problématique.

"Il faut mieux encadrer les jeunes ultramarins à leur arrivée en métropole pour les aider à vivre la rupture avec leur milieu familial et éviter ce genre de drame", conclut le président de l’association GPX Outre-mer.

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