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La Tahitienne Anne-Caroline Graffe s’associe avec la Police Nationale

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ANNE CAROLINE GRAFFE
Anne Caroline Graffe Jeux Olympique Londres 2012
En vacances à Tahiti, la vice-championne olympique Anne-Caroline Graffe a préparé un nouveau projet : la signature d’un contrat d’images avec la Police Nationale. Désormais, elle représentera la Police Nationale lors des prochaines compétitions.
La Police Nationale comptera bientôt une médaillée olympique dans ses rangs. Anne-Caroline Graffe, vice-championne olympique de Taekwondo à Londres, a profité de ses vacances chez elle à Papeete pour parler de son avenir. Le site internet polynésien ladepeche.pf a révélé mercredi la visite de la taekwondoïste à la Direction de la Sécurité Publique (DSP) de Papeete qui a eu lieu mardi après-midi. Cette visite est la première étape d’un partenariat entre la Polynésienne et la Police Nationale, avec qui elle signera un contrat d’images. Ce projet se concrétisera à Paris où elle devrait rentrer le 7 octobre. Ce contrat est une première pour un sportif tahitien de haut niveau. “Elle véhicule les valeurs de sérieux, de dévouement, de discipline, qui sont aussi les valeurs de sa discipline sportive”, a argumenté le directeur de la DSP et commissaire divisionnaire, Séraphin Parra.

Assurer l’avenir et le présent

C’est également une étape dans la future reconversion d’Anne-Caroline Graffe, qui parallèlement à sa carrière suit des études de journalisme. "Je ne ferme aucune porte. Ce qui va être bien, c’est qu’à travers ce contrat, je vais pouvoir découvrir les métiers de la police. Peut-être que je trouverais ma voie. Pourquoi pas ?", a-t-elle assuré à ladepeche.pf. Une porte vers l’avenir donc mais aussi sur le présent. "À partir du moment où je vais signer le contrat, je vais être salariée de la Police. C’est très important pour moi. Jusqu’à présent, je n’avais pas de revenus fixes. Souvent, cela me pose beaucoup de problèmes", a-t-avoué. Alors que son séjour sur sa terre natale s’achèvera ce vendredi, elle a encore rappelé son attachement à ses racines : "avant, je ne pensais pas que mon sport pouvait autant mobiliser de monde, et la médaille que j’ai gagnée à Londres a vraiment touché beaucoup de Polynésiens. Ça me motive encore plus pour en ramener encore. Finalement, la jeunesse polynésienne avait besoin d’un modèle, d’une motivation…", a-t-elle conclu.
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