Avec la grande Usine du Nord, le géant Kanak s'éveille

nickel
mine nickel Koniambo
Mineurs calédoniens du nickel sur le grand massif minier du Koniambo (SMSP-Glencore) ©Alain Jeannin (Outre-mer 1ère)
La première coulée technique de métal en fusion issu du minerai de Nickel aura lieu dans quelques jours. Elle symbolisera vingt ans de combats pour faire aboutir le plus important projet métallurgique de la planète. Un projet  porté et dirigé par les progressistes Kanak de la province Nord.
Des camions de 100 tonnes sur une terre de Nickel. Le massif du Koniambo est le plus grand gisement de la planète, une mine à ciel ouvert. Dans le nord de la Nouvelle-Calédonie le Koniambo a rendu possible la construction d’un mécano industriel géant. L’usine du Nord. Une ruche de 6000 ouvriers pour 7000 tonnes d’acier, l’équivalent de 8 tours Eiffel. Du haut de ses 127 mètres l’usine métallurgique devra limiter au maximum les rejets dans l’atmosphère pour préserver l’environnement.


1.200 salariés dont 40% de femmes

Dans la plaine de Vavouto, à Koné la petite capitale provinciale et sur la mine du Koniambo, des centaines d’emplois ont déjà été créés. En pleine production  le grand complexe métallurgique de Nickel du nord emploiera près de 1200 personnes, dont 40 % de femmes y compris sur la mine.
Dans quelques mois le port de Vavouto sera le débouché naturel du nickel du Koniambo et du métal qui sortira des fours de l’usine du nord.

Symbole d'un combat politique

Ce Nickel est depuis trente ans le symbole du combat politique des Kanak. Pour eux, le nouveau complexe métallurgique assure le développement de la région, une place sur le marché des matières premières et l’accès au rang de producteur mondial de Nickel. C’est la vision et l’objectif  de Paul Neaoutyine, le ténor historique des indépendantistes calédoniens et d’André Dang, l’infatigable porteur du grand projet.


Un coût de 4 milliards d'Euros

Les énormes réserves en Nickel du Koniambo ont pesé lourd dans la négociation pour convaincre des partenaires, l’industriel canadien Falconbridge puis la multinationale suisse Xstrata. Cette dernière a construit l’usine du nord et assume son coût de 4 milliards d’euros avec le soutien de l’Etat français. André Dang, le négociateur calédonien, a obtenu de haute lutte 51% des parts, autrement dit la majorité de contrôle  pour les calédoniens.


 60.000 tonnes de nickel en 2014

La montée en puissance de L’usine du nord se fera tout au long de l’année 2013. En 2014, elle produira 60.000 tonnes de nickel destiné à l’industrie mondiale de l’acier inoxydable. Le Nickel vaut 14.000 euros la tonne à la bourse des matières premières de Londres. L’or vert du Koniambo,  « la montagne du tonnerre », ouvre l’ère de prospérité qu’attendaient depuis longtemps les populations du nord de la Nouvelle-Calédonie.
L’industrie Kanak s’éveille !